Mar­seille : l’Action fran­çaise vit un été de plomb

Mar­seille : l’Action fran­çaise vit un été de plomb

Une bombe arti­sa­nale devant le local de l’AF

Mar­seille sent le pas­tis et la poudre. Depuis quelques mois, la ville ajoute à ses folk­lo­riques règle­ments de compte mafieux le doux sou­ve­nir du ter­ro­risme poli­tique médi­ter­ra­néen. Noirs et rouges y rendent coup pour coup. Signe des temps ou eupho­rie esti­vale, un engin fait mai­son a explo­sé dimanche près du local de l’Action fran­çaise Pro­vence. Si aucune vic­time ne vien­dra gar­nir son pan­théon de mar­tyrs, le mou­ve­ment assure que l’attaque lais­se­ra des traces.

Réagis­sant par des moyens même légaux, les mili­tants ont reçu quelques égards de l’Assemblée natio­nale où le dépu­té dis­si­dent du FN Jacques Bom­pard a salué un mou­ve­ment « dont la voca­tion cen­te­naire est de trans­mettre la pen­sée roya­liste héri­tée de nos pères » tout en deman­dant une ferme condam­na­tion offi­cielle de l’attaque.

Le maire FN de sec­teur Sté­phane Ravier, répu­té proche de l’Action fran­çaise, a regret­té dans le même temps une « omer­ta poli­tique ». En atten­dant les conclu­sions de l’enquête, L’AF a dénon­cé la main de ses meilleurs enne­mis antifas.

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