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11 novembre : de 1918 à 2004

La date du 11 novembre symbolise bien sûr pour les royalistes la fin des combats de la Première Guerre mondiale dans lesquels tant des leurs sont tombés pour la France. Mais cette date évoque également leur participation à la manifestation du 11 novembre 1940, première manifestation parisienne de résistance à l’occupant allemand.

Les drapeaux des anciens combattants

Les troupes d’occupation avaient bien entendu interdit toute commémoration de la victoire de 1918. Les étudiants et lycéens parisiens décidèrent d’en faire un symbole de résistance. L’initiative de la manifestation revient largement à la Corpo de droit, fondée en 1934, et largement pénétrée par les idées de l’Action française. Il y eut bien sûr d’autres nationaux, des gaullistes de la première heure, et même quelques communistes bravant les ordres du parti, mais les principaux animateurs de la manifestation, Jean Ebstein-Langevin, vice-président de la Corpo, Alain Griotteray, André Pertuzio président de la Corpo, étaient issus de la mouvance royaliste. Parmi les nombreux lycéens de Buffon, Janson de Sailly, Saint-Louis…, présents ce jour-là, beaucoup de royalistes également dont un certain Roger Nimier, le futur romancier alors collégien au lycée Pasteur de Neuilly. Vers 17 h 30, plusieurs milliers de manifestants convergeaient donc vers l’Étoile. 155 d’entre eux furent incarcérés à la prison de la Santé, la plupart furent libérés un mois plus tard. Dans la presse collaborationniste, celle de Doriot et de Déat, la manifestation fut largement dénoncée comme un coup des camelots du roi. Les traîtres ne s’étaient pas trompés…

Dépôt de la gerbe d’AF devant la plaque commémorative

Depuis près de dix ans, à l’initiative de la revue Immédiatement puis des étudiants d’Action française, la jeunesse royaliste a pris l’habitude de se rassembler chaque 11 novembre devant la plaque commémorant l’événement en haut des Champs-Elysées. À la différence des autres années, où la police s’acharnait à disperser la commémoration (on se souvient d’y avoir vu le député européen Paul-Marie Coûteaux interdit de parole par un commissaire peu avenant), la cinquantaine de jeunes présents a pu déposer, vers vingt heures, une gerbe puis écouter une évocation de l’événement, en présence d’André Pertuzio et de l’historien François-Marin Fleutot (auteur du livre Des royalistes dans la Résistance, Flammarion).

Les jeunes d’Action française sur les traces de leurs aînés

Après ce dépôt de gerbe, les étudiants et lycéens d’A.F. se sont joints au défilé officiel. Précédés des porte-drapeaux, d’un détachement de l’école polytechnique et de scouts d’Europe, ils ont remonté l’avenue des Champs-Elysées avant de participer au ravivage de la flamme par le général Combette, président du comité de la Flamme, assisté du général de Richoufftz, adjoint au gouverneur militaire de Paris. Au cours de la cérémonie, une délégation d’anciens combattants serbes a également déposé une gerbe.

André Pertuzio, organisateur de la manifestation du 11 novembre 1940

Un vin chaud devait ensuite réchauffer les participants dans les sous-sols de l’Arc de triomphe. Du 11 novembre 1918 au 11 novembre 2004 la boucle était ainsi bouclée pour les jeunes d’Action française qui, une fois de plus, s’étaient déplacés nombreux pour rendre hommage à leurs aînés.

Par Pierre Lafarge

L'Action Française 2000 - 18 novembre 2004



Centre royaliste d'Action française

10 rue Croix-des-Petits-Champs - 75001 Paris

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