You are currently viewing Ciné­ma : Napo­léon pour les nuls

Ciné­ma : Napo­léon pour les nuls

Par Guil­hem de Tarlé

Sur You­Tube : Napo­léon pour les nulsun docu­men­taire (2014) de Jean-Fran­çois Cou­lomb des Arts, avec la par­ti­ci­pa­tion de David Chan­te­ranne, rédac­teur en chef de la revue Napo­léon Ier, et Thier­ry Lentz, Direc­teur de la Fon­da­tion Napoléon.

« Nous n’irons plus au bois, les lau­riers sont cou­pés
(…)
Mais les lau­riers du bois, les laiss’rons-nous faner ?

Entrez dans la danse… »

Wiki­pé­dia dit que cette comp­tine fut écrite par Madame de Pom­pa­dour qui déplo­rait la fer­me­ture des mai­sons closes appré­ciées par Louis XIV.  « Une ver­sion plus cré­dible dit que suite à l’interdiction de la pros­ti­tu­tion en ville pro­mul­guée par un édit de 1254 écrit par Saint Louis (Louis IX), les pros­ti­tuées se réfu­gièrent dans les bois, notam­ment celui de Vin­cennes, uti­li­sant les bos­quets pour assu­rer un sem­blant d’intimité à leur acti­vi­té. Mais deux ans plus tard, Blanche de Cas­tille exi­gea de son fils qu’il inter­dît la pros­ti­tu­tion en pleine nature, au vu de la mor­ta­li­té impor­tante des femmes qui s’y adon­naient. Les bos­quets furent rasés et un nou­vel édit fut rédi­gé, inti­mant juste l’ordre de s’établir en-dehors des villes. Voi­là qui donne du sens aux « … lau­riers (qui) sont cou­pés » ; quant à « la belle que voi­là », qui ira les ramas­ser, son métier devient plus explicite…Ces dames s’installèrent alors à la lisière des villes dans des cabanes construites en planches. Plus tard, les pre­mières mai­son closes en dur auraient été tenues par des reli­gieuses qui sur­veillaient la san­té des belles de jour (NDLR) ».

Repre­nons-la, aujourd’hui, pour déplo­rer la fer­me­ture des ciné­mas, et boy­cot­tons les Lais­ser Pas­ser en regar­dant des vidéos et autres DVD.

15 août 2021.

Le 15 août, c’est d’abord pour les Catho­liques une fête d’obligation, qui célèbrent l’Assomption de la Vierge Marie, son élé­va­tion au Ciel – Corps et âme – au terme de sa vie terrestre.

C’est aus­si pour les Fran­çais une fête natio­nale depuis « le vœu de Louis XIII », du 10 février 1638, qui consa­cra la France à « la très sainte et très glo­rieuse Vierge (…) pro­tec­trice spé­ciale de notre royaume ».

Et c’est impé­rieu­se­ment pour les Bona­par­tistes la fête de « saint Napo­léon » ins­ti­tuée par un décret du 19 févier 1806 pour célé­brer le « réta­blis­se­ment de la reli­gion catho­lique en France » (le concor­dat) et sur­tout « Son » anniversaire.

Ce « Saint » d’un calen­drier répu­bli­cain (davan­tage que gré­go­rien) ne jus­ti­fie-t-il pas à lui seul, en cette année du bicen­te­naire, de conti­nuer à nous pen­cher sur l’épopée de « M. de Buonaparté » ?

Napo­léon pour les nuls… Le livre est épui­sé, qui date de 2008 et que je n’ai pas lu, de J. David Mar­kham et Bas­tien Miquel, avec une pré­face de Jean Tulard. 

Je ne sais pas si la vidéo en est une adap­ta­tion ou si elle est très dif­fé­rente de l’ouvrage épo­nyme. La pre­mière par­tie, tour­née dans le Châ­teau de la Mal­mai­son, per­met à David Chan­te­ranne de retra­cer la vie du « petit capo­ral », lais­sant à Thier­ry Lentz le soin de répondre, en deuxième par­tie, à quelques ques­tions anec­do­tiques sur le sujet l’Empereur.

Cette réa­li­sa­tion est selon moi un bon manuel pour les cancres, dont j’étais, et même pour les col­lé­giens stu­dieux en classe de quatrième.

Quoique… 
Quoique « L’histoire com­mence – nous dit-on – le 15 août 1769 à Ajac­cio » … Quelle inep­tie ! 
Il n’y aurait pas d’histoire, pas de Napo­léon, sans « la pre­mière vic­toire de ce grand géné­ral » comme l’écrit Sten­dhal dans ses Mémoires sur Napo­léon. Il raconte en effet qu’en sep­tembre 1793 Tou­lon est « livré aux Anglais (…) Napo­léon arri­vant de Mar­seille et connais­sant le Midi, est envoyé à l’armée devant la place, pour com­man­der l’artillerie », et la pho­to témoigne de son pas­sage à La Cio­tat, Rue de la Liber­té (aujourd’hui Rue des Gro­gnards Poi­lus). 
Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1793, les Coa­li­sés éva­cuent Tou­lon, et Bona­parte a gagné, sous les yeux d’un Com­mis­saire de la Conven­tion, un cer­tain Bar­ras, celui-là même qui lui pré­sen­te­ra par la suite José­phine de Beau­har­nais, et lui confie­ra la répres­sion de l’insurrection du 13 ven­dé­miaire avant de l’envoyer se cou­vrir de gloire dans les cam­pagnes d’Italie et d’Égypte.

L’histoire com­men­ça donc évi­dem­ment là, et pré­ci­sé­ment dans la pré­pa­ra­tion du siège de Toulon.

Je pense alors à ma sainte mère, « Cio­ta­denne et Bona­par­tiste », comme d’autres sont « Prou­ven­çau e Catou­li » ou « Catho­liques et Fran­çais tou­jours ». Du haut du ciel, elle doit s’enorgueillir de me voir oser écrire que Bona­parte est peut-être né à Ajac­cio, mais que Napo­léon est né à La Ciotat.

Vous avez dit : Napo­léon pour les nuls ?

PS : vous pou­vez retrou­ver ce « com­men­taire » et 500 autres sur mon blog Je ciné mate

Guil­hem de Tar­lé : 06 09 66 83 64