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« Qui veut la paix pré­pare la guerre » : le Fran­çais Jacques Bainville…

À un siècle d’écart, l’historien et jour­na­liste fran­çais Jacques Bain­ville et le ministre russe des Affaires étran­gères semblent être d’accord sur un point : l’homme d’État doit s’apprêter à faire la guerre pour pré­ser­ver la paix. Les ana­lyses de l’historien mort en 1936 sont-elles tou­jours per­ti­nentes à l’heure de l’Union euro­péenne et de l’Onu ?

« Nous ne vou­lons pas nous iso­ler de la vie inter­na­tio­nale, mais il faut s’y pré­pa­rer. Qui veut la paix pré­pare la guerre.» Ser­gueï Lavrov a repris le dic­ton latin « Si vis pacem, para bel­lum » le 12 février, après que Bruxelles a mena­cé la Rus­sie de nou­velles sanc­tions à la suite de l’affaire Naval­ny. Ain­si, le ministre russe des Affaires étran­gères a‑t-il ajou­té ne pas craindre une éven­tuelle rup­ture des liens diplo­ma­tiques avec l’Union européenne.

Bain­ville-Lavrov, même combat ?

Une telle affir­ma­tion s’inscrit dans une tra­di­tion géo­po­li­tique bien pré­cise, qua­li­fiée de « réa­liste » par l’historien Chris­tophe Dickès. Celui-ci vient de publier un ouvrage, Jacques Bain­ville, les lois de la poli­tique étran­gère (Éd. l’Artilleur/Giovanangeli). Le jour­na­liste et his­to­rien Jacques Bain­ville (1879 – 1936) s’était fait remar­quer il y a un siècle par sa cri­tique féroce de l’idéologie, du mora­lisme et du juri­disme, ayant selon lui cor­rom­pu la vision des rela­tions inter­na­tio­nales en Occident.

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