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Halte au sketch : le vrai scan­dale n’est pas le rosé, l’office de Pâques ni les pas de danse…

À chaque jour, son lot de scan­dales baroques et déri­soires. Avant-hier, sur la plage de La Grande-Motte, c’était des gen­darmes – on en compte une dizaine sur la pho­to qui a cir­cu­lé sur les réseaux sociaux – appa­rem­ment armés jusqu’aux dents, qui sont venus arrê­ter une famille, assise sur la plage, s’apprêtant à boire du rosé. Selon la presse locale, ils venaient de la ville voi­sine de Lunel… celle que l’on nom­mait, il n’y a pas si long­temps, Dji­had City, eu égard à son nombre impres­sion­nant d’administrés par­tis en Syrie. Il est vrai qu’on lit, ici et là, que le nou­veau maire tra­vaille­rait à lui refaire une nou­velle vir­gi­ni­té. On ima­gine néan­moins, Madame Claude ne se trans­for­mant pas aisé­ment en rosier de Madame Hus­son, que la gen­dar­me­rie locale – et même si per­sonne ne lui jette la pierre, après tout, elle ne fait qu’obéir aux ordres – serait plus utile à tra­quer les isla­mistes que les buveurs de rosé qui, par défi­ni­tion, ne sau­raient l’être.

Notons que les pro­me­neurs en goguette ont éco­pé de la coquette amende de 405 €. À ce tarif-là, à la piquette sur un coin de ser­viette plein de sable, ils auraient dû pré­fé­rer un dîner à la table de Pierre-Jean Cha­len­çon. Avec l’insigne avan­tage que ce Res­to­gate n’étant qu’un vaste pois­son (sauce meu­nière) d’avril, ils ne se seraient, en sus, pas fait pincer.

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