“La stra­té­gie de la peur”

“La stra­té­gie de la peur”

Par Michel Maf­fe­so­li

Il n’est pas ques­tion de dire que la crise sani­taire n’existe pas, nous sommes nom­breux à avoir des amis qui s’en sont en allés, ou des proches qui sont atteints ! Mais nos regrets et notre tris­tesse ne doivent pas nous faire oublier qu’il est une crise de plus grande ampleur : crise civi­li­sa­tion­nelle s’il en est !

On ne le redi­ra jamais assez : « tout est sym­bole ». Il faut avoir la luci­di­té et le cou­rage de dire, pour employer un vieux mot fran­çais, ce que « monstre » ce sym­bole. Fût-ce dans ses aspects mons­trueux. En la matière et en para­phra­sant ce que disaient en leur temps nos amis situa­tion­nistes, il convient donc d’établir un « véri­dique rap­port » sur le libé­ral mondialisme !

Pour­quoi les mil­liar­daires sont-ils philanthropes ?

Puis-je le faire, tout d’abord, d’une manière anec­do­tique. Mais en rap­pe­lant qu’en son sens éty­mo­lo­gique : « an-ekdo­tos », c’est ce qui n’est pas publié, ou ce que l’on ne veut pas rendre public. Mais qui, pour des esprits aigus, n’est pas sans impor­tance ! On peut donc se poser cette ques­tion : pour­quoi des mil­liar­daires font-ils de la phi­lan­thro­pie ? Car, on le sait, il existe chez eux une étroite liai­son entre leur morale et leur compte en banque.

Bill Gates, pré­oc­cu­pé par le « coro­na­vi­rus », finance lar­ge­ment l’OMS. Sans oublier ses lar­gesses pour bien le faire savoir. Ain­si en France, ce jour­nal « de réfé­rence » qu’est Le Monde qui, oubliant sa légen­daire déon­to­lo­gie, accepte, contre espèces son­nantes et tré­bu­chantes, que le magnat en ques­tion publie un article pour expli­quer ses géné­reuses pré­oc­cu­pa­tions concer­nant le Covid-19.

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