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Le Che, icône des bobos

Le maire de Paris fait du révo­lu­tion­naire athée une espèce d’image pieuse pour bobo frus­tré de ne pas être un dam­né de la Terre.

Si vous pas­sez par Paris, vous pour­rez visi­ter, dans le hall de l’hôtel de ville, l’exposition consa­crée à Che Gue­va­ra. Ceci jusqu’au 14 juin, his­toire de fêter digne­ment l’anniversaire de celui que Mme Hidal­go a qua­li­fié dans un tweet d’« icône mili­tante et roman­tique ».

Le révo­lu­tion­naire com­mu­niste argen­tin est déjà n° 1 des ventes de T‑shirts pour ado­les­cent bou­ton­neux, appor­tant ain­si sa contri­bu­tion au triomphe du capi­ta­lisme. Main­te­nant, le maire de Paris fait du révo­lu­tion­naire athée une espèce d’image pieuse pour bobo frus­tré de ne pas être un dam­né de la Terre. L’aura (pour res­ter dans le registre reli­gieux) du bras droit de Cas­tro est lar­ge­ment sur­faite. Loin d’être un héros « roman­tique », Ernes­to Gue­va­ra est d’abord un tueur san­gui­naire. Non seule­ment il fut, comme « pro­cu­reur suprême » de la pri­son de La Havane, le com­man­di­taire de cen­taines d’exécutions som­maires, mais il n’hésita pas à tuer de ses propres mains des com­pa­gnons d’arme jugés traîtres à la cause.

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