Contre l’a­vis de Macron, les dépu­tés En Marche s’ac­crochent à leur réserve parlementaire

Contre l’a­vis de Macron, les dépu­tés En Marche s’ac­crochent à leur réserve parlementaire

Denis Allard/REA

La majo­ri­té des dépu­tés En Marche sou­haitent conser­ver la réserve par­le­men­taire, contrai­re­ment à la volon­té d’Emmanuel Macron. Ils ne veulent pas non plus chan­ger le sys­tème des indem­ni­tés repré­sen­ta­tives de frais de mandat.

Emma­nuel Macron a beau affi­cher de grandes ambi­tions pour mora­li­ser la vie publique, les dépu­tés de la majo­ri­té ne le sui­vront pas les yeux fer­més. Deux mesures phares du pro­jet de loi du gou­ver­ne­ment devraient être amen­dées lors des débats qui démarrent la semaine pro­chaine, a révé­lé Contexte et Marianne. Selon nos infor­ma­tions, le groupe La Répu­blique en marche (LREM) à l’Assemblée natio­nale a en effet déci­dé mar­di der­nier de conser­ver la réserve par­le­men­taire ain­si que le contrôle a pos­te­rio­ri des indem­ni­tés repré­sen­ta­tives de frais de mandat.

Sur la réserve par­le­men­taire, “ça s’est joué à deux voix près”, nous indique le col­la­bo­ra­teur d’un dépu­té ayant assis­té à la réunion de groupe. “La posi­tion majo­ri­taire était de dire qu’elle pou­vait être sup­pri­mée si un fonds était abon­dé pour les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales. Mais, on sait que la com­pen­sa­tion aurait été com­pli­quée à mettre en oeuvre et lais­sée au bon vou­loir de Ber­cy…”, ajoute-t-il. Sur ce sujet, une frac­ture existe entre les dépu­tés fraî­che­ment élus et les plus anciens.

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