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Charles Prats har­ce­lé pour avoir dévoi­lé les 100 mil­liards de fraude

Par Jacques Guillemain*

Nous vou­lions écrire nous-même sur « l’affaire » Charles Prats, mais Jacques Guille­main nous ayant devan­cé nous repro­dui­sons ici son texte. (AF)

100 mil­liards de fraude ? Une arnaque que Macron veut taire.

Dans une dic­ta­ture de la pen­sée, il ne fait pas bon dire la véri­té. La France ne sait plus ce que les mots liber­té et jus­tice veulent dire. C’est le pays de l’arbitraire sou­mis au bon vou­loir du Prince…

En écri­vant son deuxième livre sur la fraude sociale et fis­cale, éva­luée à 100 mil­liards, le magis­trat Charles Prats s’est donc retrou­vé dans le col­li­ma­teur d’Éric Dupond-Moret­ti et pla­cé sous enquête admi­nis­tra­tive. Car pour ce grand démo­crate, dénon­cer la fraude n’est pas une œuvre salu­taire d’intérêt public, mais reste avant tout une infrac­tion au devoir de réserve exi­gé de tout fonctionnaire !

Assez sidé­rant. Une arnaque à 100 mil­liards qu’il faut mettre sous le tapis !

« Je suis la gen­tille vic­time d’une Chasse aux sor­cières. J’ai reçu la lettre de mis­sion de l’inspection, mais je n’ai pas encore été enten­du. Il s’agit visi­ble­ment de mon expres­sion publique et de mon devoir de réserve », nous dit le magistrat.

100 mil­liards sont volés chaque année à l’État, donc au contri­buable, mais il est inter­dit d’en par­ler. Pour­quoi ? Parce que la véri­té gêne au plus haut point nos élites bien-pensantes.

Pen­sez donc, entre un tiers et la moi­tié de la fraude sociale serait impu­table aux 2,5 mil­lions d’étrangers qui spo­lient le sys­tème sans avoir aucun droit.

C’est cette stig­ma­ti­sa­tion des étran­gers frau­deurs qui irrite dia­ble­ment l’Élysée.

Démon­trer qu’il y a 75,3 mil­lions d’assurés sociaux dans un pays de 67,1 mil­lions d’habitants, c’est une infrac­tion au devoir de réserve. Dans ce pays, il faut se taire, tout accep­ter, cour­ber l’échine et payer pour com­bler la gabe­gie d’un État en faillite, qui refuse de réta­blir ordre et justice.

Les dépenses de pro­tec­tion sociale attei­gnant 812 mil­liards par an, une simple règle de trois per­met d’évaluer la fraude à 88 mil­liards. (812/75,3) x 67,1 = 723 milliards.

Soit un sur­coût pour la Sécu de 88 milliards !

Autre scan­dale que le gou­ver­ne­ment veut mettre sous le tapis :

7,7 mil­lions de gens nés à l’étranger sont béné­fi­ciaires d’une retraite ! Un retrai­té sur deux ! Une aber­ra­tion mise sous le tapis. Pas de vagues avec nos voisins !

Tou­risme médi­cal : 16 % des per­sonnes prises en charge par l’assurance-maladie ne résident pas en France. Les dépenses mala­die dépas­sant 200 mil­liards par an, la fraude est de 32 mil­liards.

À cela s’ajoute la fraude à la TVA et les arnaques concer­nant les aides aux entre­prises durant la crise sani­taire. Des mil­liards par­tis en fumée faute de contrôle élé­men­taires des docu­ments four­nis par les entre­prises, les arna­queurs vivant sou­vent à l’étranger.

Ce sont des dizaines de mil­liards de fraude que le gou­ver­ne­ment se refuse à tra­quer. Il pré­fère har­ce­ler Charles Prats et écra­ser le contri­buable de taxes insupportables.

Macron refuse de reprendre l’argent aux frau­deurs, de s’ap­pli­quer à stop­per la fraude, pré­fé­rant sai­gner les contribuables.

C’est une igno­mi­nie sans nom, preuve que ce pays est à l’abandon.

* Jacques Guille­main est lieu­te­nant-colo­nel et pilote, en retraite de l’armée de l’air. Après vingt-cinq ans de ser­vice et plu­sieurs séjours en Afrique, il a quit­té l’uniforme pour endos­ser celui de l’aviation civile et sillon­ner encore l’Eu­rope et le monde. Après cette deuxième car­rière, il consacre main­te­nant une par­tie de son temps à écrire sur Riposte Laïque, deve­nue « sa tri­bune quo­ti­dienne per­son­nelle » comme il le dit lui-même. Pas­sion­né d’his­toire et de géo­po­li­tique, il se décrit comme un « lépreux popu­liste », insulte suprême dans la bouche d’Em­ma­nuel Macron, mais en réa­li­té syno­nyme de patriote amou­reux de la France et de tout ce que repré­sentent ses deux-mille années d’his­toire, dont mille cinq-cents de chré­tien­té. Source : édi­teur, 4ème de cou­ver­ture du livre Macron le pire fos­soyeur de la France ».