N’oublions pas la Palestine

N’oublions pas la Palestine

Entre­tien avec Charles Saint-Prot (vidéo)

Note de la rédaction,

Par Oli­vier Perceval

Notre très cher ami Charles Saint-Prot exprime son sou­tien indé­fec­tible au peuple pales­ti­nien, dans la conti­nui­té de la poli­tique arabe de la France menée par le géné­ral De Gaulle et aban­don­née défi­ni­ti­ve­ment par Sarkozy. 

Au sein de l’Ac­tion fran­çaise, nous n’i­gno­rons pas le mal­heur du peuple pales­ti­nien ni l’in­jus­tice dont fut vic­time Yas­ser Ara­fat, tan­dis qu’un espoir se des­si­nait avec le camp de la paix israé­lien, jus­qu’à la mort tra­gique d’Yitzhak Rabin.

Des mani­pu­la­tions des ser­vices secrets, notam­ment éta­su­niens et sio­nistes, sont, semble-t-il, à l’o­ri­gine de la créa­tion du Hamas.  Peu à peu le com­bat pour la libé­ra­tion de la Pales­tine s’est trans­for­mé en Dji­had isla­miste, en s’ap­puyant sur la vague ambiante, et met­tant ain­si le Fatah  sur la touche à Gaza, d’où partent aujourd’­hui les roquettes meur­trières  occa­sion­nant une ter­rible réponse mili­taire de l’É­tat israé­lien. La radi­ca­li­sa­tion des pales­ti­niens était en effet une néces­si­té pour le par­ti des fau­cons israé­liens per­met­tant de jus­ti­fier une guerre ouverte et ren­dant impos­sible la consti­tu­tion d’un état indépendant.

Un débat au sein de notre mou­ve­ment existe bien sûr à pro­pos de la ques­tion pales­ti­nienne aujourd’­hui, ain­si que sur la réa­li­té de l’É­tat d’Is­raël, que nous devons recon­naître quelles que soient les bonnes ou mau­vaises rai­sons qui ont conduit à sa création.

Il est bon de rap­pe­ler que la lutte contre l’Is­la­misme meur­trier, n’est pas un com­bat contre l’Is­lam en soit, même si notre immi­gra­tion mas­si­ve­ment musul­mane, ne laisse plus beau­coup de place aux nuances de juge­ment. Peut-être, en plus de la folle poli­tique migra­toire s’ins­cri­vant dans le délire des orga­ni­sa­teurs de la mon­dia­li­sa­tion heu­reuse, faut-il se deman­der pour­quoi la France n’exerce plus la moindre fas­ci­na­tion pour ces peuples impor­tés. Une des réponses est que notre pays n’offre plus de lui-même que l’i­mage de cette mon­dia­li­sa­tion « hyper-consu­mé­riste », dépouillée de toute morale natu­relle au pro­fit de l’homme aug­men­té, dans le tour­billon « woke », LGBT et bai­gnée dans le dis­cours « déco­lo­nial » et la « can­cel » culture.

Il y a là un vrai pro­blème de civi­li­sa­tion et il appar­tient à l’Ac­tion fran­çaise de poser clai­re­ment le débat.