Escla­vage : « La com­pli­ci­té de monarques afri­cains est une don­née objec­tive », selon l’anthropologue séné­ga­lais Tidiane N’Diaye

Escla­vage : « La com­pli­ci­té de monarques afri­cains est une don­née objec­tive », selon l’anthropologue séné­ga­lais Tidiane N’Diaye

C’est une réa­li­té sur laquelle his­to­riens, jour­na­listes et mili­tants ont sou­vent jeté un voile, par lâche­té intel­lec­tuelle ou oppor­tu­nisme idéo­lo­gique. Mais les faits sont têtus, et il existe assez d’archives pour l’attester. Durant les longs siècles de traite et d’esclavage ara­bo-musul­man puis occi­den­tal, des Etats négriers d’Afrique ont par­ti­ci­pé et se sont enri­chis grâce à ce com­merce, comme les royaumes d’Ashanti ou d’Abomey (actuels Gha­na et Bénin) par exemple (voir cartes ci-des­sous).
 
Auteur d’un ouvrage remar­qué sur l’esclavage ara­bo-musul­man, « Le géno­cide voi­lé » (édi­tions Gal­li­mard, 2008), l’anthropologue et éco­no­miste séné­ga­lais Tidiane N’Diaye explique à pro­pos de la traite que « la com­pli­ci­té de cer­tains monarques et leurs auxi­liaires afri­cains dans ce com­merce cri­mi­nel est une don­née objec­tive ». Inter­view sans langue de bois.

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