L’é­co­lo­gie néces­saire aujourd’­hui pour demain.
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L’é­co­lo­gie néces­saire aujourd’­hui pour demain.

La démis­sion reten­tis­sante de Nico­las Hulot inter­vient après un été com­pli­qué pour le pré­sident Emma­nuel Macron et une dégra­da­tion cer­taine des condi­tions cli­ma­tiques en de nom­breux endroits de la pla­nète, résu­mée par une double page dans Aujourd’­hui en France du dimanche 2 sep­tembre der­nier : cha­leurs inha­bi­tuelles dépas­sant par­fois pour de courtes périodes de cani­cule les 50 degrés en Afrique du nord et au Proche-Orient, mais aus­si en Cali­for­nie, ou 40 à Taï­wan mais aus­si en cer­tains endroits du sud de la France, tan­dis que la Nor­vège a, au nord du Cercle polaire, connu une tem­pé­ra­ture inédite de 33 degrés, ce qui en a sur­pris plus d’un, en par­ti­cu­lier dans la com­mu­nau­té scien­ti­fique ; élé­va­tion de la tem­pé­ra­ture de l’eau dans l’O­céan Atlan­tique de 2,8 degrés ; sans oublier les épi­sodes de vio­lentes pré­ci­pi­ta­tions en Inde, au Japon ou à Hawaii… Si l’on se contente de regar­der le cas de la France, l’on constate que l’é­té 2018, avant même d’être ter­mi­né, est désor­mais recon­nu comme le deuxième été le plus chaud de l’his­toire de la météo­ro­lo­gie fran­çaise avec 3,2 °C au-des­sus des moyennes sai­son­nières, juste devant l’é­té pré­cé­dent, ce qui semble indi­quer une ten­dance plu­tôt qu’un acci­dent. Bien sûr, il faut res­ter pru­dent devant ces consta­ta­tions et c’est l’a­ve­nir qui confir­me­ra ou infir­me­ra cette impres­sion d’un réchauf­fe­ment cli­ma­tique glo­bal et qui la trans­for­me­ra en une réa­li­té indé­niable aux yeux de tous : cela n’empêche pas de craindre cette ten­dance cli­ma­tique et de cher­cher à la com­battre, ou à en inver­ser le dan­ge­reux cours, non seule­ment et égoïs­te­ment pour nous mais sur­tout et plus encore pour les géné­ra­tions à venir, pré­sentes et à naître.

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