Avant-premièreÉducation : Blanquer déterminé face aux pédagogistes
French Education Minister Jean-Michel Blanquer arrives at the Hotel Matignon in Paris on September 11, 2017 for a meeting to discuss the situation of French overseas islands Saint-Martin and Saint-Barthelemy devastated by hurricane Irma.

Avant-premièreÉducation : Blanquer déterminé face aux pédagogistes

« Je suis dans un travail d’organisation de l’Éducation nationale pour que tous les enfants sachent lire, écrire, compter et respecter autrui à la sortie de l’école primaire. Si cela gêne M. Lussault, ce n’est pas grave qu’il s’en aille », a déclaré mardi Jean-Michel Blanquer (ici le 11 septembte à Matignon). ALAIN JOCARD/AFP

L’homme du « prédicat », ce concept grammatical arrivé à l’école primaire et au collège en 2016, a démissionné. Avec fracas. C’est avec soin que l’intéressé, Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), l’instance qui a réécrit les programmes de la maternelle à la 3e sous le ministère Vallaud-Belkacem, a orchestré sa sortie. En s’exprimant mardi matin sur France Inter et, dans la foulée, dans les colonnes du Monde.

L’universitaire, et homme revendiqué de gauche, s’en prend vivement au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui, explique-t-il, par des « annonces souvent unilatérales et idéologiques », « prend grand soin » de se présenter comme « l’anti Najat Vallaud-Belkacem ». Un ministre qu’il n’hésite pas à qualifier de « réactionnaire » ou tout au moins « trop complaisant par rapport à des gens qui inventent une école de la République qui n’a jamais existé ». « J’aimerais que le modèle de l’école de la République ne soit pas celui de l’école des jésuites », lâche-t-il encore, ciblant un camp de l’élitisme et de la sélection, à qui il oppose celui des partisans de « la connaissance pour tous », dans les rangs desquels il se range. « La bataille entre les tenants et les adversaires d’une démocratisation scolaire (…), qui se joue depuis les années 1960, n’est pas tranchée », clame Michel Lussault. Au risque de tomber dans les clivages caricaturaux que, précisément, il dénonce…

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