L’arrestation d’un moine ortho­doxe rap­pelle les menaces qui pèsent sur les chré­tiens turcs
A woman visits a church at Sumela monastery, a favorite tourists spot at the Black Sea coast, located 1,200 meters above the sea level and perched on the facade of a cliff in Altindere National Park near Macka, 46 south of Trabzon, northeast Turkey, 04 September 2004. The monastery was founded in the fourth century but the surviving remains belong to the 13th and 14th centuries. The large monastery has five floors and 72 rooms and the upper floor was used as a gallery and a lookout post. AFP PHOTO/Mustafa OZER (Photo by MUSTAFA OZER / AFP)

L’arrestation d’un moine ortho­doxe rap­pelle les menaces qui pèsent sur les chré­tiens turcs

Par Charles De Meyer

Il en va des émo­tions inter­na­tio­nales comme de la jus­tice : selon que vous soyez grands ou petits, le ver­dict de l’attention repo­se­ra sur des prin­cipes dif­fé­rents. Cette dif­fé­rence est bien sen­sible aux chré­tiens de Tur­quie pour beau­coup aban­don­nés aux souf­frances silen­cieuses des bri­mades du pré­sident Erdo­gan. L’arrestation du Père Sefer Aho Bile­çen, moine syriaque ortho­doxe du monas­tère Mar Yacoub, dans la région de Tur Abdin en est une nou­velle illus­tra­tion. La cause de cette arres­ta­tion ? Un sou­tien sup­po­sé au Par­ti des Tra­vailleurs du Kur­dis­tan (PKK) puisque son monas­tère aurait accueilli un de leurs mili­tants pour quelques ins­tants. Le motif de cet accueil ? La tra­di­tion sécu­laire de havre neutre dans ces lieux et l’étau dans lequel les chré­tiens sont enserrés.

S’il est désor­mais libre (mais en attente de son pro­cès), cette affaire touche très pro­fon­dé­ment SOS Chré­tiens d’Orient, qui avait eu la chance de ren­con­trer ce prêtre. Le scan­dale de son arres­ta­tion n’est qu’un élé­ment révé­la­teur de l’impossible dilemme impo­sé aux chré­tiens de Turquie.

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