Combat royaliste 108

Le nouvel ordre mondial s’appelle Mondialisation

Par Philippe Germain

Pour l’élite médiatique, l’opération militaire spéciale américaine au Venezuela nous ferait entrer dans le nouvel ordre mondial. Ce qui est logiquement impossible puisque le nouvel ordre mondial existe déjà depuis trente ans. Le président George Bush l’a popularisée à l’ONU en 1990, pour décrire une coopération internationale devant permettre de résoudre les problèmes mondiaux, dans un monde unipolaire derrière l’hyperpuissance américaine. Ce qui devait être la « fin de l’histoire » par la démocratie libérale comme forme indépassable de gouvernement porte le nom de Mondialisation.

Avec ces principes, les démocrates américano-européens ré-introduirent la guerre sur le continent européen en Bosnie (1995) et au Kosovo (1999). Et ce malgré l’hostilité de la Russie et de la Chine constituant un front de la méfiance aboutissant, en 2009, à la création des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Afrique du Sud) substituant au caractère unipolaire de la mondialisation celui multipolaire de la planète. Le déclin de la mondialisation commença, d’autant qu’elle plongea l’Amérique dans le déclin industriel. L’opération « Maduro » arrivant après la Covid, puis la guerre d’Ukraine, la guerre de Gaza et le bombardement de l’Iran nucléaire, ne fait qu’accélérer le déclin de la mondialisation. Et que va-t-il se passer demain au Groenland et à Taïwan ?

Paresseusement les géopoliticiens interprètent l’accélération du déclin de la mondialisation par un pseudo clivage bipolaire de la planète. Ils retrouvent leurs anciennes marques de la guerre froide avec cette fois-ci « l’Occident », face au « Sud-global ». Ce serait cela le « nouvel » nouvel ordre mondial ? Manque de chance pour les géopoliticiens d’opérette, Trump a, en 2025, fracturé le troisième Occident entre l’Amérique nationaliste et l’Occident de l’Europe germano-centrée. Terminé donc l’Occident-Atlantique. L’Occident n’est plus que l’Europe post-nationaliste des technocrates.

Et de plus l’officielle stratégie nationaliste américaine précise que « les États-Unis rejettent le concept malheureux de domination mondiale pour elle-même » et « l’époque où les États-Unis soutenaient à eux seuls l’ordre mondial comme Atlas est révolue ». Le déclin de la mondialisation unipolaire s’accélère. La multipolarité est dure à avaler pour ceux qui refusent d’admettre la revanche des nations, pourtant officiellement reconnue dans la nouvelle stratégie américaine : « L’unité politique fondamentale du monde est et restera l’État-nation ». Cette revanche des nations se caractérise par le réalisme politique qui l’emporte sur la morale du droit international. C’est le retour du « Politique d’abord ».

Rubriques du Combat royaliste :

Mots clefs : post-nationalisme, Frexit, géopolitique, Occident, Civilisation, race, outre-mer, Dissuasion, Régime, populisme

Expressions : « pays légal », « gouvernement des juges », « régime des partis », « crise de Régime », « dictature préalable », « droit du sang », « ennemis extérieurs », « cathédrale France »

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