Combat royaliste 111

Europhilie conceptuelle ou vérité politique

Par Philippe Germain

L’Europe n’est pas à la fête. Comme l’ONU, elle est même à la baisse. Preuve par le traité Mercosur et par l’Operation Arctic Endurance au Groenland. En plus des 54,68% de Français ayant refusé une constitution pour l’Europe il y a vingt ans, nombreux sont ceux qui s’interrogent : faut-il choisir entre l’Europe et la France ? Le Frexit devient une option pour la guerre de libération nationale.

Sauf pour les europiomanes, aliénés à la drogue de Maastricht confectionnée par François Mitterrand. Ils soutiennent que confondre l’Union européenne avec l’Europe relèverait d’une erreur conceptuelle. Pour eux l’UE ne serait qu’une construction politique contingente, alors que l’Europe serait une culture millénaire.

Hélas ce propos conceptuel est politiquement ridicule. C’est justement de la vérité politique dont la France a besoin. Aussi qu’importe si nous sommes trois, quatre, cinq, dix nationalistes français pour changer ce propos europhile ridicule, en propositions factuelles.

1 – La construction de l’Europe loin d’être conjoncturelle, s’inscrit dans le rêve qui depuis Charlemagne court du Saint empire germanique, en passant par le projet des Lumières de Napoléon, celui raciste d’Hitler et au démocrate-chrétien del’Union européenne de Jean Monet. L’UE n’est donc pas une construction contingente mais bien l’état présent de l’Europe, dont l’impérialisme démocratique s’étend vers l’Est (Ukraine) et certaines nations musulmanes (Bosnie, Albanie, Kosovo, Turquie). Privilégier le terme Union européenne n’est qu’un paratonnerre pour préserver l’Europe.

2 – L’Europe n’est pas une culture millénaire qui unirait les Européens partageant UNE seule et même culture. S’il existe bien une culture occidentale qui englobe DES cultures de différentes nations du continent d’Europe, on voit mal ce que pourrait être cette fameuse culture européenne que l’on exhibe avec des airs entendus. On peut, en revanche, parler de culture nordique, ou méditerranéenne, ou latine, ou celtique ou aristocratique, ou protestante, etc.

3 – L’Europe peut évoquer l’héritage magnifique de Rome ou d’Athènes, mais à condition de rappeler que cette civilisation n’a touché que l’Europe du Sud et de l’Ouest, et qu’elle a fleuri, en revanche, de l’Afrique du Nord à l’Asie Mineure. L’Europe peut aussi évoquer le christianisme, mais en notant qu’il n’est spécifiquement européen ni dans ses origines, ni dans ses finalités.

4 – L’Europe est trop petite pour le Danemark avec son outre-mer arctique et elle l’est encore plus pour la France avec sonoutre-mer intercontinental.

L’accélération de l’Histoire montre qu’il est temps d’arrêterl’Europe et de tout recommencer. D’oser faire preuve d’imagination comme celle d’une Union latine dans unegéopolitique européenne innovante. De redevenir ambitieux pour la France, comme les rois capétiens surent l’être avant 1789.

Rubriques du Combat royaliste :

Mots clefs : Mondialisme, post-nationalisme, multipolaire, Frexit, géopolitique, Occident, Civilisation, antisionisme, race, outre-mer, Dissuasion, Régime, populisme

Expressions : « pays légal », « gouvernement des juges », « régime des partis« , « crise de Régime », « dictature préalable », « droit du sang », « ennemis extérieurs », « cathédrale France », « nationalisme intégral »

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