Oui, le racisme anti-blanc existe bien !

par François Marcilhac

Le nouvel ouvrage de Pierre-André Taguieff donne un éclairage objectif sur un phénomène bien réel.

Chacun connaît le regard aigu que le philosophe Pierre-André Taguieff porte sur nos sociétés, à travers notamment la question du racisme, qu’il a commencé d’aborder en 1988 dans La Force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles.Pensait-il alors devoir y revenir à plusieurs reprises, jusqu’à aujourd’hui, près de quarante ans plus tard ? C’est que leracisme et, certainement, l’antiracisme plus encore, n’ont cessé d’évoluer, ce dernier étant pris en otage par une idéologie qui semble devenue folle, à tout le moins contradictoire, puisque reposant sur une conception qui, en niant l’universalité de l’attitude raciste en arrive à nier l’universalité de la lutte antiraciste elle-même, jusqu’à faire de l’universalité un concept raciste. Pierre-André Taguieffl’annonce d’emblée : l’objet d’étude de son nouvel opus est « le surgissement, la diffusion et la banalisation de cet antiracisme raciste qu’est le “racisme anti-Blancs”, c’est-à-dire une forme de racisme », dans lequel il montre que tout en se contredisant, ces antiracistes ne perçoivent pas « qu’ils raisonnent d’une façon religieuse, en affirmant des croyances dogmatiques, des interdits absolus et des condamnations irrévocables ». Car les « négativistes » — à savoir ceux qui nient l’existence possible d’un racisme anti-Blancs, mot « emprunté au vocabulaire de la psychiatrie », de préférence à négationnisme, trop marqué — se contredisent : le négativisme est même performatif, mais à ses dépens, en ce sens où la simple affirmation que seuls les Blancs peuvent être racistes est en soi une affirmation raciste, puisque le paradoxe de cet antiracisme anti-Blancs est d’essentialiser les Blancs comme racistes, tout en affirmant que les non-Blancs « ne peuvent être racistes du fait de leur situation de dominé. Ils sont ontologiquement dominés et racisés ». Or l’essentialisation d’autrui est bien au fondement de toute démarche raciste. Il est donc contradictoire de se dire antiraciste tout en affublant une (non- ?) race blanche d’être raciste en soi. Observant au cours des années 1990 « un retour de l’essentialisme racialisant dans le néo-antiracisme », notamment afro-américain, il note une légitimation du racisme anti-Blancs sous couvert d’antiracisme, sur la base d’un recours banalisé à la notion floue de « racisme systémique » — dont seraient coupables en soi les Blancs à l’encontre des non-Blancs, même ceux qui se proclament antiracistes —, et « dont dérive [la notion] du “privilège blanc” ».

Afin de sortir de ces discours simplistes, Pierre-André Taguieff établit un modèle pluridimensionnel du racisme qui touche : le domaine des attitudes, des comportements individuels, de la sphère institutionnelle, de l’espace affectivo-imaginaire et de la sphère des idéologies ou des doctrines explicitement racistes, un modèle pluridimensionnel d’autant plus nécessaire que « les usages métaphoriques banalisés du mot “racisme” ajoutent à la confusion conceptuelle […]. Le racisme étant partout, il n’est plus identifiable comme un phénomène distinct, il devient indéfinissable ». Or pour l’auteur il s’agit bien d’identifier ce qui peut relever véritablement du racisme, même sous couvert d’antiracisme. Eh oui, le racisme anti-Blancs existe bien et c’est sans se départir de l’acuité habituelle de son regard, qui se joue des fausses perspectives et tel, un bistouri, incise avec précision les strates nombreuses et parfois surprenantes d’un certain antiracisme, qu’il en examine les méandres intellectuelles et la logique déroutante, sans toutefois nier l’instrumentalisation du racisme anti-Blancs par un certain discours identitaire d’extrême droite. Mais il est très minoritaire et il ne s’agit pas de s’en laisser conter. Et l’auteur de ne pas hésiter à dénoncer le fait, précisément, que « la question du “racisme anti-Blancs” [soit] extrême-droitisée » car « c’est ainsi qu’après avoir fait l’objet d’un déni […], puis diabolisée, elle est devenue une question interdite ».

Son étude de cas, celui de l’assassinat du jeune Thomas à Crépol, est, de ce point de vue, magistral. Oui, à Crépol, les agresseurs voulaient « planter des Blancs » ; oui, « derrière le fait divers », il y a bien eu « une attaque raciste ». Et pourtant, seule la maire de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, a su faire preuve de courage en appelant les choses par leur nom, ce qui lui a valu des menaces de mort. Pourquoi cette réticence à reconnaître les faits de la part de la justice, du politique et des médias ? Parce que ce serait reconnaître la réalité d’un « racisme anti-Blancs », qui est « réputé inexistant par les idéologues pseudo-antiracistes d’extrême gauche ainsi que par certains représentants de l’antiracisme institutionnel et médiatique se réclamant abusivement des “sciences sociales” », alors même qu’aucun consensus des chercheurs n’existe en la matière. Mais le pas-de-vague, la lâcheté, la collusion idéologique, « le déni, la peur et les intérêts » ont joué à plein. Alors même que le racisme anti-Blancs peut se conjuguer à un « racisme anti-Français » qui existe bien dans certaines têtes (il évoque aussi longuement l’affaire de la journaliste Nassira). Et de conclure : « Le refus de voir certaines réalités non conformes aux attentes idéologiques conduit à un aveuglement volontaire », cet« aveuglement idéologique des élites du pouvoir, de la culture et de la communication face à tous les faits sociaux qui contredisent leurs convictions supposées “humanistes” et “progressistes”, dont la vulgate antiraciste constitue un compendium ».

Le négativisme menace nos sociétés d’autant plus gravement que c’est sous couvert d’antiracisme que l’antiracisme anti-Blancs, qui est un néo-racisme, vise à allumer des guerres raciales et ethniques. Cette leucophobie va jusqu’à promouvoir dans les milieux les plus néo-antiracistes l’idée d’un monde « libéré des Blancs », ce qui ne va pas du reste sans favoriser non plus l’antisémitisme, les Juifs étant assimilés aux « Blancs » — c’est-à-dire à ceux qui ont le pouvoir : ainsi l’extrême gauche recycle-t-elle le vieux discours antisémite. Aussi assiste-t-on comme à un « gobinisme inversé », la mixophilie (ou la créolisation chère à Mélenchon) permettant d’en finir avec les Blancs que ces leucophobes « diabolisent ».

Il est d’autant plus nécessaire et actuel d’opposer à ces délires haineux notre conception de la nation comme amitié politique, celle d’un nationalisme tourné vers l’universel, et « intégral » car incarné par un roi garant de la paix civile.

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