Croissance de l’armée chinoise

par Serge Fontalar

On dit que d’ici 2027, la Chine va tenter de s’emparer de Taïwan, comme ça, à la brutale, pour fêter son armée, ses braves, ses héros, tout ça… On a entendu ça au Pentagone, eux – d’après le général Mandon qui au fond de lui-même sait bien que la France doit suivre ce qui se passe dans l’Indo-pacifique –, ils ont carrément mis une horloge, ils comptent les jours, comme si l’histoire était une grande montre qui va bientôt sonner. Pas le genre de truc qu’on rate. Et pendant ce temps-là, la Chine, elle, elle muscle son jeu. Plus de manœuvres, plus de pression sur Taïwan. Les zones maritimes, les zones aériennes, ça chauffe de partout. Un peu de ça, un peu de ci, pour bien marquer le territoire, histoire de dire qu’ils sont là, qu’ils attendent leur heure. Pas question de se laisser intimider puisque l’Indo-pacifique est le nouveau centre du monde.

Alors, trois idées dans la tête des Chinois. Trois scénarii. Pas mal de boulot en perspective.

Le premier, c’est de jouer les hybrides. Frapper Taïwan avec des trucs pas très clairs, des cyberattaques, de la pression économique, des menaces diplomatiques. Autrement dit, créer le chaos, semer la panique, casser la confiance des gens là-bas, les rendre fous de peur, les faire plier, les obliger à capituler sans qu’ils voient ça venir. Si ça marche pas, ben tant pis, y’a d’autres chemins.

Le deuxième, plus classique, celui des bombardements massifs sur Taïwan, casser l’armée, détruire les bases, la route du sang. Un grand coup militaire. Mais… compliqué, très compliqué. L’armée taïwanaise n’est pas du genre à se laisser faire, et avec l’aide des Américains, ça risque d’être sport. Alors, ça, les experts disent que c’est encore trop risqué, surtout à cause des défenses côtières. Trop long, trop cher, trop dur.

Et puis, il y a le troisième plan, un peu plus élégant, mais bien vicieux. Le blocus naval et aérien. Enfermer Taïwan, couper les ponts, interdire l’accès, empêcher les secours extérieurs, surtout ceux des Américains, parce qu’ils sont jamais loin, ces fichus Ricains, prêts à se mêler de tout. Alors, au lieu de tout détruire, on étouffe le pauvre Taïwan. Et ça, c’est beaucoup plus simple à mettre en place. Moins d’hommes à déployer, moins de risques. Juste des navires, beaucoup de navires, des avions, et hop, c’est plié.

En 2024, ils ont déjà commencé le grand cirque de Pékin. Ils ont entouré Taïwan de toute part. C’est comme une grande manœuvre, comme un jeu d’enfant. D’un côté, on les presse par le Nord, de l’autre, par le Sud-Ouest, et hop, on les a coincés dans la nasse. Mais en décembre 2025, hop, encore une autre. Et cette fois, ça sonne plus sérieux. La Chine met en place des simulations de frappes réelles. Quatre zones autour de l’île, des tirs à munitions réelles, histoire de montrer les dents. « Ne vous approchez pas, bande d’idiots ! », qu’ils disent aux étrangers. Tout ça, bien sûr, pour envoyer un message. Non, pas juste aux Taïwanais, mais à tout le monde : les Américains, les Japonais, tous ceux qui voudraient jouer les cow-boys.

Le ministère des Affaires étrangères chinois, ça ne rigole pas. C’est simple : toute tentative d’ingérence, que ce soit de l’armement, des alliances douteuses ou des discours à la noix, tout ça sera balayé d’un revers de la main. Pas de place pour les idées malvenues. Tout ça, ils l’ont dit clairement, mais pas de façon sympathique, non, ils se veulent plus menaçants que jamais. Et de l’autre côté, le Taïwan, lui, il ne s’en laisse pas conter. Ça gueule, ça proteste, on les entend dire qu’ils sont prêts, à l’affût, prêts à défendre leur peau. Et les militaires taïwanais, eux, ils sont déjà en alerte, comme si demain ça allait saigner. Pas question de se laisser bouffer sans riposter. Ils ont leur fierté, leur âme, ça, personne ne pourra leur prendre.

C’est pas beau, tout ça, non. Ceci dit, puisqu’on vous dit que le centre du monde est maintenant lIndo-pacifique, adieu vieille Europe, c’est là-bas que la France aura besoin de son nouveau porte-avions. Non mais !

Alors, si on cause porte-avions… En 1998, l’Ukraine, elle vend un porte-avions à une boîte chinoise pour le transformer en casino flottant. Oui, un casino ! Mais voilà, l’histoire prend un tournant, et ce bâtiment-là, qui avait l’air de rien, va se retrouver armé en bête de guerre. Après réaménagement, et sous le nom de CNS Liaoning, il va entrer en service en 2012, un vrai saut dans l’histoire pour la Chine, qui démarre ses ambitions aéronavales.

Mais faut pas croire que c’est tout. Non, non ! Le Liaoning, c’est juste un début. Deux autres porte-avions viennent grossir les rangs. Le CNS Shandong, qui ressemble comme deux gouttes d’eau au Liaoning, et puis le gros morceau, le CNS Fujian, un monstre d’acier avec des catapultes électromagnétiques, ce qui veut dire que la Chine passe à la vitesse supérieure avec un bond technologique énorme.

Et là, attention, ça devient chaud : la Chine, elle a désormais plus de navires de guerre que les États-Unis. C’est la folie ! Elle prévoit d’en construire encore plus. L’objectif ? Quatre porte-avions d’ici 2024. Et des rumeurs disent qu’un quatrième bateau est déjà en construction, avec même une propulsion nucléaire ! Mais ce n’est pas tout, les Chinois, ils veulent carrément neuf porte-avions d’ici 2035, presque autant que l’US Navy, c’est pas rien, ça. Et tout ça, bien sûr, avec des avions et des hélicos de plus en plus performants, y compris des monstres de la génération 5, comme le J-35. C’est sûr qu’on va en entendre parler. Mais la cerise sur le gâteau, c’est que la Chine, elle prépare encore un autre navire, un porte-avions amphibie, le CNS Sichuan, qui pourrait bien lancer des drones de combat. Alors là, c’est carrément un « gamechanger ».

Les Ricains, ils ont 11 porte-avions. Mais si la Chine atteint ses objectifs, l’équilibre des forces dans l’Indo-pacifiquerisque de devenir complètement différent. Ça pourrait devenir un grand chambardement. Mais bon, ça, c’est l’histoire en marche. Hé, les démocrates français, il est temps de regarder dans une autre direction que l’Ukraine !

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