S’il fallait un fait prouvant que la République a importé en France depuis plusieurs décennies en raison d’une immigration incontrôlée des problématiques notamment géopolitiques qui sont foncièrement étrangères au peuple français, le pavoisement illégal au fronton de nombreusesmairies de gauche et d’extrême-gauche du drapeau palestinien ce lundi 22 septembre 2025 le fournirait aisément. Que la reconnaissance d’un État étranger par le gouvernement français puisse faire l’objet au niveau municipal d’un parti pris quelconque, favorable dans la plupart des cas, est l’illustration que la République, non contente de diviser les Français, conduit ces élus de proximité que sont les édiles à se prononcer en matière de politique étrangère afin de complaire à un électorat lui-même d’origine étrangère qui, en raison de son manque d’assimilation, se considère comme partie prenante du conflit opposant Palestiniens et Israéliens, principalement dans la bande de Gaza.
Pour sa part, l’Action française, qui n’a jamais prôné une internationale des nationalismes, rappelle qu’elle a pour seule boussole l’intérêt national, lequel, évidemment, ne saurait être indifférent à la crédibilité de la parole de la France dans le monde. Dans le conflit proche-oriental, la politique constante de la France a été de militer pour la solution à deux États. C’est pourquoi, en soi, la reconnaissance par Macron de l’État palestinien ce 22 septembre à l’ONU ne saurait rencontrer de notre part aucune opposition de principe. C’est le moment choisi qui est inopportun et même si Macron avance désormais comme condition pour toute ouverture d’ambassade la libération des derniers otages israéliens, c’est leur libération effective qui aurait dû conditionner la reconnaissance elle-même de l’État palestinien. Malheureusement, discrédité au plan tant intérieur qu’extérieur, il fallait à Macron occuper la scène internationale pour rappeler qu’il existait encore. L’instrumentalisation de la politique extérieure pour des raisons de politique intérieure est, malheureusement, un classique en République.
L’Action française souhaite le retour de la paix dans cette partie du monde à laquelle tant de liens historiques la rattachent, notamment avec le Liban, victime collatérale du conflit. Elle rappelle que le droit indéfectible d’Israël à se défendre a été particulièrement interpellé par les massacres du 7 octobre 2023. Dans sa lutte contre le terrorisme du Hamas, Israël perdrait néanmoins à s’isoler au sein de la région et des Nations unies, ce qui serait largement contreproductif pour sa propre crédibilité. Il lui faut reprendre la voie de la négociation en vue d’une charte de sécurité du Proche-Orient, plutôt que de chercher à empêcher de facto l’existence future de deux États par une politique d’occupation illégitime, d’arrestations arbitraires ou de déplacements forcés. Sinon, c’est vers une guerre perpétuelle que se dirige la région, au détriment de tous les peuples qui l’habitent et qui ont des droits historiques à y demeurer en paix.




