Par Adègne Nova
Ce matin, il pleut à Marseille !… comme dans plusieurs villes de France, mais dans le pays du soleil, la pluie semble mouiller plus qu’ailleurs. Alors ? Alors le préfet de région a décidé de reporter à demain, mardi 2 septembre, le retour à l’école des élèves bucco-rhodaniens et varois…
Ce matin, si les Bretons ou les Belges entendent parler de cette décision, ils doivent bien rire !
La circulaire de rentrée 2025, que tout le monde peut lire sur le site internet du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a pourtant pour ambition de « tenir la promesse républicaine de l’école : élever le niveau général et donner les mêmes chances à tous »… bien, bien, bien. Là, c’est davantage une phrase de Coluche qui me vient à l’esprit : « Plus tu pédales moins fort, moins tu avances plus vite ».
Ah l’école républicaine, l’éducation nationale… Fut un temps où ce ministère était dit d’instruction publique. Sur ce point singulier, le prince Jean, disait en 2009 que « les familles et l’école n’ont pas le même rôle, c’est un grand tort d’avoir appelé éducation nationale ce que nos enfants apprennent à l’école ».
Mais revenons à ce 1er septembre 2025 en Provence, c’est un jour de moins d’instruction pour les élèves ! C’est un jour de moins à apprendre à lire, écrire, compter, philosopher, réfléchir… En revanche, c’est un jour de plus à avoir peur… de la pluie, ici. Désormais, les enfants ont peur des puces de lit, de la covid, de la guerre poutinienne, de la dette, des couteaux, des fêtes de traditions françaises…
Ce que je retiens aujourd’hui de la pluie provençale qui mouille nos chères têtes blondes, c’est la preuve, une nouvelle fois, du contrôle excessif de l’État de la vie de tous, véritable atteinte aux libertés publiques. Avec cette décision, l’État s’immisce dans le mécanisme de la rentrée scolaire et, au-delà « ne fait pas bien ce qu’on attend de lui, instruire les enfants, tout en prétendant faire ce qu’on ne lui demande pas, les éduquer » (prince Jean).




