Avec l’agriculture c’est notre pays que l’on pourrait sauver !

Par Philippe Schneider

Le pouvoir français fait généralement montre d’incapacité à maintenir l’ordre dans notre pays. Nous le voyons tous les jours avec l’insécurité grandissante, le « narco-trafic » au vu et au su de tout le monde, faisant même la loi dans un nombre de plus en plus grand de quartiers – ils font même maintenant de l’aide sociale aux habitants ! –, les manifestations violentes de « l’ultra-gauche » très peu réprimées… En revanche, dès qu’il s’agit de Français manifestant contre des lois injustes, des décisions stupides, là, on envoie les CRS avec des blindés et la répression est très violente. Nous l’avions vu avec les « gilets jaunes », ce sont maintenant les agriculteurs justement révoltés contre des décisions injustes, inefficaces, justifiées uniquement par l’incapacité de la ministre de l’Agriculture.

Comme l’écrit très justement le Lorrain François Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, dans Boulevard Voltaire : « La brutale répression (avec blindés et hélicoptères) d’éleveurs ariègeois qui veulent protéger leur cheptel d’un abattage contesté et contestable témoigne de l’incompétence ministérielle et du mépris du pouvoir en place pour les paysans ».

Aujourd’hui, notre balance commerciale agricole est déficitaire, elle fut pourtant largement exportatrice. Pour François Guillaume, cela provient de nos mauvais ministres et surtout des « mauvais accords de Marrakech en 1992 et ceux de Maastricht en 1994 approuvés par les européistes de droite comme de gauche ». Il ajoute qu’il faut « éradiquer les sur-transpositions françaises pénalisantes des règlements agricoles européens, en les supprimant en une seule fois par une loi rectificative ». Il convient, en outre, de « limiter le pouvoir des grandes surfaces sur leur amont agricole et agro-alimentaire ». Il faut, enfin, « mettre fin au harcèlement des écolos-bobos qui parviennent à caviarder vos lois inutiles (par exemple les lois ÉGAlim), de contraintes vertes dont sont victimes les agriculteurs et les éleveurs livrés aux guérillas des Black Blocs, comme ils le sont à l’imperium de votre administration pléthorique et paperassière. Par découragement, chaque jour, un paysan se suicide : que répondre, et par qui, à leur angoisse avant leur geste fatal ? »

Il ajoute, à l’adresse de nos gouvernants : « Votre assujettissement sans résistance, à Bruxelles, à des technocrates non élus est affligeante ».

Évidemment, il y a en plus l’accord avec le MERCOSUR qui risque de donner un nouveau coup fatal à notre agriculture. Macron fait semblant de s’y opposer aujourd’hui mais comme il change tout le temps d’avis sur le sujet et qu’il est aux ordres de Berlin, il est probable qu’il finira par se coucher, comme d’habitude, sacrifiant les intérêts français.

Soyons précis, ce n’est pas un report de la signature de l’accord qu’il faut, mais un abandon total. D’ailleurs, l’idéologie du libre-échange, le mondialisme, n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais. Remarquons que la plupart des pays du monde l’abandonnent ou font semblant de l’adopter tout en trichant, comme la Chine qui veut en profiter pour nous envahir de produits tout en empêchant la réciprocité. Il nous faut rejeter cette idéologie, y compris à l’intérieur de l’Europe. Ce serait la fin de l’Union européenne, direz-vous ! Oui, pour notre bien à tous. Il faut bien voir – mais nous l’avions annoncé avec quelques autres dès le départ – que l’Union, avec ses mauvais traités (Maastricht, Lisbonne, acte unique européen…), sa mauvaise politique, a conduit à la destruction de notre agriculture, de notre industrie, de notre recherche… Et ce n’est pas « imprévu », c’était voulu par des dirigeants apatrides qui veulent faire disparaître nos nations pour le plus grand profit de certains groupes financiers internationaux. Un homme comme Macron est à leur service, comme Giscard avant lui et les autres… Ils veulent tellement y arriver qu’ils seraient prêts à déclencher des catastrophes comme des guerres pour détruire nos nations, et la française en premier

Si nous voulons nous en sortir, il faut d’abord retrouver notre indépendance nationale, donc quitter l’Union européenne. Notre départ aurait d’ailleurs de telles conséquences que cela pourrait être le début de nouvelles alliances solides entre pays libres, pour le bien de tous.

Ce sera sans doute une décision difficile. Elle demandera une réorganisation du pays qui risque d’être longue. Raison de plus d’avoir une pourvoir fort et indépendant dans le régalien pour agir dans la durée mais pouvant largement rendre aux Français leurs libertés en cassant la « dictature » bureaucratique qui les étouffe et coûte très cher, une des principales cause de notre déficit. C’est impossible en république, il faut vivement le retour de notre Roi !

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