par Adègne Nova
Si le coup de force est possible…
Une occasion… et le coup de force devient possible.
Un gouvernement incompétent, pour le moins ; un Premier ministre qui ne sait que faire, des manifestations, des doléances, des incompréhensions… et le coup de force devient possible !
Les médias mainstreams n’en parlent pas, les autres peu… le coup de force est survenu… au Népal. Des jours de protestations extrêmes, un Premier ministre qui a démissionné, un président qui a disparu…
Pendant ce temps-là, en France, on tire des plans sur la comète, on coupe les cheveux en quatre et on peigne la girafe… Le coup de force, c’est Maurras qui en a parlé en 1910 pour la première fois, qui l’a imaginé, appelé… qu’attend-on ?
Le régime a prouvé son caractère mortifère…
Alors ? N’est-il pas temps ? Le coup de force c’est pour maintenant…
Au congrès de 1907, Henri Vaugeois disait : « Par tout le territoire, nous voulons créer un mouvement d’opinion qui soit assez intense pour susciter, le jour venu, des hommes de coup de main », voilà ce qu’est l’Action française, un rassemblement d’individus œuvrant, travaillant, s’activant pour la restauration de la royauté en France.
Il est important de bien comprendre cela !
Ici, un extrait de l’Appendice I (qui reprend le texte de Mademoiselle Monk), « Centralisation et conspiration », en son chapitre IV, constituant la fin du texte de Charles Maurras, est à lire avec beaucoup d’attention :
« Par-dessus tout, préservons-nous d’une sorte d’obsession, familière à bien des groupements qui se développent. Évitons de nous hypnotiser soit sur nos fondations, même les plus utiles, même celles qu’il est urgent de multiplier, soit sur une formule ou un enseignement de notre doctrine. Fondation et doctrine ne sont que des moyens. L’essentiel, le seul essentiel est de nous mouvoir, en ligne droite et vite, vers l’objectif. On est loin de nier le plaisir de flâner à droite et à gauche, ni l’intérêt du paysage à travers lequel il serait agréable de circuler. On ne nie rien. Mais il faut aboutir, pour aboutir choisir, et ne pas se laisser distraire du terme choisi. Le temps est court. Nos ressources ne sont pas grandes et les forces humaines sont bornées misérablement par la fatigue et par la mort. Travailler ne suffit donc pas, il faut travailler bien. Il importe de compenser la pénurie par le bon emploi, un emploi utile et direct. Abrégeons et, pour abréger, ne nous trompas pas sur ce que nous voulons.
L’objet vrai de l’Action française, ce n’est pas, à bien dire, la monarchie, ni la royauté, mais l’établissement de cette monarchie, l’acte d’instituer cette royauté. Ne craignons pas d’être barbares pour être clairs (en recourant à des néologismes qui sont grammaticalement des barbarismes) ; disons qu’exactement il s’agit de la royalisation, de la monarchisation du pays.
Ce qui est Action française, c’est ce qui contribue dans quelque mesure à avancer cet acte final. Ce qui n’est pas Action française, c’est tout ce qui, en inspirant une fausse sécurité, en donnant de petites satisfactions vaines, retarde ou gêne le progrès d’une action de salut public. La conversion d’un général en activité de service, la subornation d’un préfet, la séduction de quelque jeune étudiant bien obscur, s’il est intelligent, brave et actif, d’un chef ouvrier ayant de la tête et du cœur, voilà des faits d’Action française. Le maintien à la tête des municipalités villageoises d’un de ces pauvres maires conservateurs dont parle le rapport de M. d’Aubeigné, ce maintien pur et simple, qui n’avance à rien et qui ne tend même à rien, qui se couvre parfois sous des masques puérils, dont le moindre malheur est de ne rien cacher, voilà un fait flagrant d’Inaction peu française. Nous n’aurons pas l’enfantillage de le déprécier ; nous ne perdrons pas notre temps à le déplorer ; nous admettons sans difficulté que de tels faits peuvent présenter des avantages spéciaux fort considérables, vus à leur place, et que l’on a parfaitement raison de les considérer ; mais nous n’avons rien à faire de ce côté, le côté du statu quo qui n’avance à rien.
Le Siège central de l’Action française s’adresse donc à ses ligueurs pour les prier de faire sentir à leurs recrues, dès le premier mot de l’instruction, qu’ils leur donneront et ensuite en toute occasion, la vérité profonde que notre président a voulue énoncer dès l’ouverture de ce congrès. Nous ne sommes ni un bureau électoral, ni un groupement d’assistance, ni un simple parti d’opposition politique, ni une école philosophique pour changer les idées et les mœurs. Ce que nous sommes, c’est une conspiration. Nous conspirons à déterminer un état d’esprit. Cet état d’esprit, nous le destinons essentiellement à suggérer, à susciter, à seconder un coup, un coup de force, ce coup de force dirigé contre le régime qui tue la France. »
Réfléchissons bien à ces propos…




