Colloque Jeanne d’Arc

Sous le signe de Jeanne d’Arc

Plus de 300 personnes sont passées samedi après-midi, « sous le signe de Jeanne d’Arc », dans le très beau cadre de l’espace Cléry, dans le 2ème arrondissement de Paris, à l’invitation de l’association Avec Jeanne, du Centre Royaliste d’Action française et de la Restauration nationale.

Un public attentif a écouté les contributions riches et variées de nos deux tables rondes.

La première, animée par Marc Savina, fut consacrée à « la politique de Jeanne d’Arc », avec l’abbé de Tanoüarn qui se pencha notamment sur Mgr Cauchon, Alain Bournazel, auteur d’un « Faux procès de Jeanne d’Arc » dont nous rendrons bientôt compte dans nos colonnes, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, qui sut révéler toute la résonance de la politique de Jeanne en mai 2012 et David Mascré qui se pencha sur la géopolitique de Jeanne.

Une trop courte séance de dédicace et de rencontres, réunissant un grand nombre d’écrivains patriotes succéda à cette première table ronde : Alain Bournazel, Jacques Tremolet de Villers, Henry Le Bal, David Mascré, Dominique Paoli, Jacques de Guillebon, Albert Salon, Axel Tisserand, Frédéric Rouvillois, Patrick Gofman, Yvan Blot, Olivier Tournafond, Pierre Hillard, Roland Hureaux, Pierre Gouirand et Michel Michel.

La seconde table ronde, animée par François Marcilhac, avait pour sujet : « Vers la crise institutionnelle ». Le professeur Olivier Tournafond fit tout d’abord avec brio un panorama historique des erreurs métaphysiques et politiques depuis deux siècles, avant qu’Hilaire de Crémiers, directeur de Politique Magazine ne se penche plus précisément sur le blocage partisan depuis la Première République.

Le professeur Frédéric Rouvillois traita plus particulièrement de ce trou noir de la Ve République qu’est la figure du Roi dans la Ve république, montrant que celle-ci était à la fois la meilleure des républiques possibles mais la pire des monarchies, avant qu’Yvan Blot ne nous dirige vers une remise en cause de l’oligarchie régnante, plaidant pour une démocratie directe dans un cadre monarchique.

Une seconde séance de dédicace précéda le grand meeting d’Action française, qui se tint sous la présidence de Stéphane Blanchonnet, président du comité directeur de l’Action française.

Tout d’abord Bernard Pascaud, président de la Restauration nationale, nous dit les raisons d’espérer, avant qu’Eric Letty, rédacteur en chef de Monde et Vie, ne nous rappelle que l’espérance, conformément à la maxime de Maurras, reste un devoir patriotique.
Maître Jacques Trémolet de Villers, quant à lui, insista, avec sa verve inimitable, sur l’importance de la famille, menacée plus que jamais.
Puis Antoine Desonay, secrétaire national des étudiants, avec sa fougue bien connue, rappela le sacrifice des étudiants et jeunes travailleurs, durement touchés, cette année, par la répression républicaine, ce qui n’a fait que les souder et les rendre plus déterminés que jamais à se battre pour la France et son Roi.

Enfin Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française et président du CRAF clôtura le meeting dans un appel à l’union et la lutte contre une république qui, de gauche ou de droite, mène un même combat mortifère contre la France.

La salle d’une même voix a entonné une vibrante « Royale » avant de se séparer. Une grande partie se retrouva peu après dans un restaurant voisin pour terminer cette grande journée dans la convivialité d’AF.