CMRDS 2011

L’imposture démocratique

C’est par petits groupes que dès dimanche soir (nous étions le 21 août), les premiers militants, ainsi que des éléments avancés de l’encadrement accueillis par François Bel-Ker, l’homme-orchestre de ce 58ème CMRDS brillamment secondé par Sylvain Bernis, prirent leurs quartiers au logis du Sourdy à Gaubretière en plein cœur de la Vendée Militaire. Retrouvailles et aussi découvertes pour certains de nos militants venant de points éloignés de la France.

Dès lundi matin, après le traditionnel décrassage sportif (mené par le chef de camp lui-même), les participants à l’université d’été purent faire briller leurs connaissances lors du questionnaire de début de camp… Le thème du camp 2011 portant sur « L’Imposture démocratique » on attaquait fort par une présentation d’une réflexion originale de la notion de « démocratie équitable » par Gabriel Dubois, jeune universitaire développant l’idée actuellement portée par l’Alliance royale, sur le fait qu’en dehors des pouvoirs régaliens qui restent à la discrétion du chef de l’état, c’est à dire du roi , une assemblée plus représentative de la réalité de la nation pourrait assurer l’organisation civile du pays. Stéphane Blanchonnet introduisit ensuite le cycle d’études par une conférence sur les origines historiques de la démocratie. Bernard Pascaud , président de la Restauration Nationale et dont la présence riche et pleine d’espérance fut unanimement appréciée pendant toute la durée de la session, devait enchaîner dans l’après-midi sur des réponses à apporter aux objections généralement faites à la monarchie.

Deux conférences par jour

Chaque conférence étant suivie d’un débat, on vit que nos jeunes ne furent pas complètement assommés par cette première salve. Et le rythme de deux conférences par jour, d’un cercle ou d’un atelier et d’une animation le soir après le dîner sera soutenu pendant huit jours. D’autant plus que les équipes d’étudiants, devaient assurer à tour de rôle toutes les tâches de vie quotidienne, repas, vaisselle et entretien des locaux. Toutes les conférences seront bientôt disponibles soit par écrit , soit en vidéo, c’est pourquoi je ne m’attacherai pas à les détailler ici. Sachons cependant que Stéphane Blanchonnet le président du comité directeur de l’Action Française, François Marcilhac l’éditorialiste de l’AF 2000, Bernard Pascaud qui assuraient la direction des études intervinrent à plusieurs reprises, aussi bien par des conférences que dans l’animation des cercles d’études et ateliers, ils furent aidés dans ces tâches par notre ami Marc Savina qui assura une présence très active et quoique fort joyeuse et nous fit redécouvrir Tocqueville. Car l’ambiance de ce camp était en effet loin d’être triste et s’inscrivait de cette manière dans la plus pure tradition du CMRDS depuis sa création en 1953… D’autres intervenants de très grande Classe passèrent quelques jours avec nous et nous firent profiter de la densité de leur réflexion, citons Michel Michel qui nous parla de stratégie, et intervint aussi dans l’animation d’atelier, citons également Gérard Leclerc qui nous fit une histoire vivante de l’Action Française, des idées de Maurras toujours d’actualité en marquant notamment l’impact les événements de 68 sur les idéologies, sonnant paradoxalement la fin du marxisme. Nous pourrons parler aussi des interventions du bouillant Jean-Philippe Chauvin qui combat pour un avènement de la royauté ici et maintenant.

Un nouveau responsable étudiants

Nous avons pu bénéficier aussi de tables rondes où l’on vit notamment Maxence Hecquard auteur des « fondements philosophiques de la démocratie moderne » (FX de Guibert) croiser le fer avec M l’abbé de Tanouarn et Francis Venant. Tous les intervenants ne sont pas cités et je m’en excuse auprès d’eux, mais ce récit deviendrait fastidieux. Car le CMRDS, c’est aussi l’organisation de l’année militante qui suit, la mise en place d’une stratégie de conquête de l’intelligence. 2012 étant l’année des présidentielles, de la crise économique et sociale du pays et du renoncement de nos élites à la survie de la nation française, nous avons du pain sur la planche. Il a fallu trouver des intervalles dans ce riche emploi du temps pour préparer tout cela. Premier résultat de ces réflexions sur lesquelles nous reviendrons plus tard, la nomination d’Antoine Desonay comme responsable étudiant. Cette nomination à donné lieu à une cérémonie très dépouillée de remise des premières plaques bleues à quatre étudiants militants confirmés au mont des Alouettes : Henri, Antoine, Geoffrey et Lilian. Gageons que c’est le début pour l’AF d’une ère nouvelle ! Retenons la parfaite tenue de nos militants qui ont conjugués l’activité sportive et l’activité intellectuelle avec bonheur et les animations le soir ont montré que la bonne humeur était partagée par tous. Parmi ces animations notons une soirée collage à Cholet qui leur permit de se frotter à la rue de façon concrète… Mais nous ne pouvons pas conclure ce compte rendu sans parler de la sortie à la cinéscénie du Puy du fou, qui ne fut possible que grâce à la tenace intervention de notre ami Olivier Dazat. Qu’il en soit ici remercié car le spectacle est d’une rare qualité et nous pûmes ajouter quelques « Vive le roi » sonores qui n’étaient pas inscrits dans le scénario… L’ambiance amicale de ce camp, la mobilisation de chacun, la nouvelle dynamique étudiante qui s’opére constitue autant de motifs d’espérance pour le combat que nous allons livrer cette année. Plus que jamais, nous croyons à l’instauration monarchique, condition première du salut de la France.

Olivier Perceval
Secrétaire général de l’Action française de XXXX à XXXX