Colloque du 12 mai 2018 : Mai 68 et le Bien Commun : utopies, échecs et perspectives Mesnard

Mai 68 et le Bien Commun : utopies, échecs et perspectives

Mai 68, c'est la volonté utopique de tout recommencer à zéro, avec comme conséquences ironiques l'enterrement du marxisme et l'exaltation du consumérisme. L'utopie a accouché Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron, et la gueule de bois dure depuis 50 ans. Les révolutionnaires travaillent le dimanche dans les supermarchés tout en rêvant de GPA.

Mais Mai 68, c'est aussi l'idée d'un bien commun à tous, d'une société à refonder totalement. L'intuition était juste, les chemins désastreux : n'est-il pas temps de retrouver l'intuition et de sortir le politique de l'ornière de l'économique, de faire en sorte que la société ne soit plus une machine à jouir et donc à asservir ?

 

Programme

Redéfinir le Bien Commun : 50 ans à revisiter

Table ronde animée par Philippe Mesnard

Le Bien commun revient dans le discours politique mais comment cette notion peut-elle être comprise, aujourd’hui ? S’agit-il de déterminer ensemble ce qui est bon pour tous, dans un processus démocratique, horizontal et collaboratif ? S’agit-il alors de déterminer des champs (par exemple la bioéthique), des communautés (habitants ou métiers) ou des territoires (province, nation ou Europe) où ce bien commun est identifiable par cette méthode ? S’agit-il d’être représenté ou s’agit-il de subordonner la société tout entière à une définition préalable du bien commun dont l’État serait l’inventeur et le garant ?
Examen de 50 ans pendant lesquels le bien commun s’est dissous dans l’autoritarisme, la technocratie, le culte du désir individualiste, l’abandon de la nation.

  • Stéphane Blanchonnet
  • Hilaire de Crémiers
  • Thibault Isabel
  • Frédéric Rouvillois

 

Sous les pavés, l'Esprit !

Entretien avec Gérard Leclerc, mené par Philippe Mesnard

  • Mai 68 : victoire de l’autogestion ou consécration du consumérisme ? Victoire révolutionnaire ou enterrement du communisme ? Victoire démocratique contre le fascisme gaullien ou début des restrictions à la liberté de penser ?
  • Notre-Dame-des-Landes : le bien commun justifie-t-il la spoliation ? Et justifie-t-il que les règles démocratiques soient plusieurs fois aménagées [référendum de Valls] ou contournées [décisions de Macron & Hulot] ? Faut-il défendre l’environnement en s’opposant à l’État ? La résolution du conflit passe-t-elle par une "prime" donnée aux opposants, au détriment des agriculteurs non-zadistes ?
  • Syrie : le bien commun peut-il s’affranchir des règles internationales ? Où en est-on du devoir d’ingérence, est-ce un nouveau colonialisme ? Le statut et la stature de l’État français justifient-ils qu’on passe outre l’ONU ? Comment justifier qu’on applique les règles internationales ou exiger qu’on les respecte quand on s’en affranchit soi-même ? Pourquoi le phosphore blanc en Palestine est moins grave que le gaz en Syrie ? En quoi un enfant mort par asphyxie en Syrie est plus triste qu’en enfant tué par l’explosion d’un drone en Afghanistan ou d’une bombe au Yemen ?
  • Populisme : a-t-on le droit et le devoir de discuter des orientations prises et arrêtées, ou la démocratie européenne et sa construction exigent-elles que tout mouvement soit irréversible et toute contestation disqualifiée ? Qu’est-ce qui fonde l’illégitimité des populismes, l’illégitimité de l’illibéralisme ?
  • Souveraineté : en fait, existe-t-il des peuples distincts ou ne faut-il considérer que le peuple mondial en train – ou non – d’advenir ? Le bien commun passe-t-il forcément par des gouvernements transnationaux ou les frontières, simultanément zones de transition, d’échanges et de protection, ont-elles encore un sens ?

 

Mai 2018 : 6 chantiers, 6 [contre] révolutions

Le Bien commun paraît compromis à proportion que les pays réel et le pays légal n’ont jamais été si éloignés : les partisans de la mondialisation, du libéralisme des mœurs, du multiculturalisme, d’une conduite élitiste et technocratique des affaires publiques, du primat de l’économie en politique, ont décidé d’abandonner la France des sans-dents, des assignés à résidence, des pauvres, aux grands déserts intermétropolitains sans hôpitaux, sans tribunaux, sans école, sans emploi et sans transports, bientôt sans abeilles et déjà sans enfants.
Six chantiers urgents pour repenser le territoire, sa survie, son aménagement à la lumière d’un bien commun véritablement inclusif.

  • La bioéthique, par Luc Compain
  • L'écologie, par Antoine Berth
  • L’éducation, par Madeleine Blanc
  • L’immigration, par Louis Orso Trémolet
  • L’industrie, par Ronan Besset
  • La justice, par Charles Laroche

 

Réinventer demain

Table ronde animée par Philippe Mesnard

Le Bien commun n’a de sens que dans le mouvement qu’il donne à la société. Toute véritable tradition étant critique, quelles sont les nouvelles règles d’un bien commun français, quels sont les nouveaux champs du politique, quelles sont les nouvelles conditions de l’adhésion du peuple ou des communautés au bien commun défini ? Comment faut-il réinventer notre approche royaliste du monde qui vient ?

  • Jean-Philippe Chauvin
  • Jacques de Guillebon
  • Gabriel Robin
  • Charles Saint-Prot

 

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Tarifs

Pour assister au colloque : 10 euros
Pour assister au colloque et au banquet qui suivra : 25 euros
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