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RÉVÉLATIONS : PÉCRESSE ET L’ÉOLIEN, UN BUSINESS JUTEUX

En 2007, le Gre­nelle de l’en­vi­ron­ne­ment décide l’ins­tal­la­tion d’éo­liennes à terre et en mer. En 2010, le ministre Natha­lie Kos­cius­ko-Mori­zet lance un appel d’offres pour les éoliennes en mer avec pour objec­tif d’é­qui­per cinq sites et de créer une nou­velle indus­trie en France. Le pro­jet est ambi­tieux, NKM voit grand – elle est bien la seule – tout le monde s’op­pose à son idée, même EDF qui par l’in­ter­mé­diaire de son PDG Hen­ri Pro­glio confirme à Éric Bes­son, ministre de l’In­dus­trie et de l’éner­gie, qu’il n’y a pas besoin des éoliennes en mer. Le pro­jet prend l’eau et patine jus­qu’à 2011. Une belle année pour la famille Pécresse puisque Valé­rie est nom­mée ministre du Bud­get et Jérôme, son mari, pro­mu pré­sident d’Al­stom Renou­ve­lables. Une double pro­mo­tion qui déclenche une série de déci­sions étonnantes…

D’abord, EDF change d’avis. Hen­ri Pro­glio se dit sou­dai­ne­ment qu’il faut des éoliennes en mer, et pas qu’un peu : il va jusqu’à ima­gi­ner que leur puis­sance cumu­lée soit com­pa­rable à une grosse cen­trale nucléaire. Et l’i­dée qu’un concur­rent puisse déployer une telle puis­sance en France repré­sen­tant une menace trop impor­tante pour EDF qui s’ac­croche à son rang de « lea­der mon­dial de la pro­duc­tion d’éner­gie neutre en CO2 », quelques mois plus tard, Pro­glio retourne chez Bes­son pour lui deman­der de lui attri­buer tous les champs, en lui décla­rant qu’il s’al­lie à Alstom pour rem­por­ter les cinq sites. Une annonce surprenante…

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