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DÉMOGRAPHIE, IMMIGRATION ET CULTURE (2/2)

Par Phi­lippe Kaminski 

Ce dia­logue de sourds, ou plu­tôt cet échange de noms d’oiseaux, entre alar­mistes et ras­su­ristes ne trouve pas davan­tage de séré­ni­té quand on aborde le ter­rain éco­no­mique où, pour­tant, le fait de manier des gran­deurs objec­tives et chif­frées devrait per­mettre, sinon de trou­ver des points d’accord, du moins de par­ler un lan­gage com­mun. Peine per­due ; les uns et les autres conti­nuent de gra­vi­ter sur des orbites dif­fé­rentes. Pour les pre­miers, l’immigration coûte, elle est même rui­neuse ; pour les seconds, elle rap­porte, elle consti­tue même une chance. Mais bien sûr, ce n’est pas la même…

Lorsque les États Unis rame­nèrent chez eux Von Braun et un paquet d’ingénieurs de l’armement nazi, avec pro­messe d’amnistie et de pro­mo­tion sociale contre enga­ge­ment à tra­vailler dans leurs labos, on peut dire qu’ils ont mis la main sur des immi­grants qui rap­portent gros. Good deal.

À l’inverse, quand des débou­tés du droit d’asile deve­nus rési­dents clan­des­tins s’avèrent en plus être des proxé­nètes ou des frau­deurs aux pres­ta­tions sociales, le pays essuie une perte sèche que rien ne vient com­pen­ser. Il ne faut pas stig­ma­ti­ser, diront cer­tains, il ne s’agit que de cas excep­tion­nels qui sont noyés dans une masse de gens sérieux qui tra­vaillent et apportent leur concours à la richesse com­mune. Vrai et faux ! Vrai à un ins­tant don­né, si tou­te­fois la police et la jus­tice fonc­tion­naient conve­na­ble­ment. Faux sur les évo­lu­tions, celles que nous consta­tons et celles que nous subissons.

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