Folies ordi­naires et vie démocratique

Folies ordi­naires et vie démocratique

Les malades men­taux sont enfer­més dans des ins­ti­tu­tions psy­chia­triques mais la socié­té regorge de fous en liber­té, hommes et femmes : per­vers, nar­cis­siques, socio­pathes, para­noïaques, dépres­sifs à l’excès. Cer­tains se font remar­quer, d’autres sont plus dis­crets. La vio­lence est leur lan­gage de com­mu­ni­ca­tion sous toutes ses formes : mal­trai­tance, humi­lia­tion, aban­don, culpabilisation.

Dans une période de crises mul­tiples, où les peurs de vivre et les souf­frances s’accumulent, les folies ordi­naires se réveillent, un peu par­tout, chez les puis­sants comme chez les plus humbles… C’est ain­si que s’explique l’irrationalité des com­por­te­ments qui s’expriment par l’intimidation ou la sou­mis­sion, l’égoïsme le plus cruel ou la phi­lan­thro­pie affec­tée, la vio­lence gra­tuite ou l’adhésion aux thèses les plus déli­rantes. Une démo­cra­tie ne peut résis­ter aux ten­ta­tions tota­li­taires que si elle est forte et ses citoyens, du haut en bas de l’échelle sociale, en bonne san­té mentale.

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