Le lys écologique

Le lys écologique

Par Jean Phi­lippe Chauvin

Les Roya­listes, éco­lo­gistes inté­graux, pour une éco­lo­gie pra­tique et populaire !

Les crises envi­ron­ne­men­tales se suc­cèdent et, mal­gré les grandes décla­ra­tions des États et des puis­sances éco­no­miques et finan­cières, la situa­tion éco­lo­gique de la pla­nète ne s’a­mé­liore guère, ou de façon trop mar­gi­nale pour être vrai­ment convain­cante. Doit-on alors se conten­ter de geindre sans cher­cher à réagir ? Certes non ! Et, même si cela peut paraître bien ano­din au regard des enjeux et du nombre d’habitants actuels et à venir sur notre pla­nète, il n’est pas impos­sible d’agir concrè­te­ment, indi­vi­duel­le­ment comme col­lec­ti­ve­ment, par le biais de l’État fran­çais, qui a man­dat sur 67 mil­lions de citoyens et dis­pose d’un espace ter­ri­to­rial loin d’être négli­geable, sur terre comme sur mer (la France a le deuxième espace mari­time du monde, en grande par­tie grâce à son outre-mer). Encore faut-il avoir conscience des enjeux et des dan­gers des dérè­gle­ments cli­ma­tiques et envi­ron­ne­men­taux, et avoir la volon­té poli­tique d’en rele­ver les défis.

L’État doit, autant qu’il est pos­sible, mettre en place quelques mesures simples et jouer un rôle d’exemplarité sur les autres nations indus­tria­li­sées, en par­ti­cu­lier de l’Union euro­péenne dont la France est un membre actif et qui se doit d’en être un modèle sur le plan éco­lo­gique comme social.

Déve­lop­pe­ment des éner­gies alter­na­tives, en par­ti­cu­lier dans l’immobilier (pan­neaux solaires, petit éolien domes­tique, etc.) ; inci­ta­tion aux éco­no­mies d’énergie et à la baisse des consom­ma­tions indus­trielles, agri­coles comme domes­tiques ; relo­ca­li­sa­tion d’une par­tie de nos indus­tries des­ti­nées à ali­men­ter le mar­ché fran­çais (par exemple, dans le sec­teur auto­mo­bile ou dans la pro­duc­tion agri­cole) ; amé­na­ge­ment des ter­ri­toires ; déve­lop­pe­ment de l’a­gri­cul­ture bio­lo­gique et de l’a­gro­fo­res­te­rie, etc. : la liste n’est pas limi­ta­tive, bien sûr, mais elle doit être prag­ma­ti­que­ment com­plé­tée sans tom­ber dans une forme « puni­tive » de l’écologie quo­ti­dienne, qui aurait pour résul­tat de déres­pon­sa­bi­li­ser les popu­la­tions et de les inci­ter à des « fraudes éco­lo­giques » néfastes : un effort d’imagination est ain­si néces­saire pour faire de ce qui est urgent et utile une habi­tude « dési­rée », et non une contrainte mal vécue. Il n’est pas dit que cela soit tou­jours, ni facile ni même pos­sible (des remises en cause dou­lou­reuses sont une étape qu’il sera par­fois dif­fi­cile d’ignorer…), mais il faut tendre, en pen­sant aux résul­tats envi­ron­ne­men­taux à atteindre, à cette éco­lo­gie pra­tique et popu­laire pour ne pas hypo­thé­quer l’avenir « que tout esprit bien né sou­haite à sa patrie » selon l’heureuse for­mule de Maurras.