Pour­quoi Emma­nuel Macron se croit-il obli­gé de voler au secours de Vincent Duclert, pré­sident de l’insolite « com­mis­sion sur le rôle de la France au Rwanda » ?
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Pour­quoi Emma­nuel Macron se croit-il obli­gé de voler au secours de Vincent Duclert, pré­sident de l’insolite « com­mis­sion sur le rôle de la France au Rwanda » ?

Par Ber­nard Lugan

Le 20 novembre 2020, à l’occasion d’un entre­tien consa­cré à la poli­tique afri­caine de la France, l’hebdomadaire Jeune Afrique posa à Emma­nuel Macron la ques­tion suivante :

« La com­mis­sion Duclert  est-elle encore légitime » ?

Réponse :

« Je pense que Vincent Duclert est par­fai­te­ment légi­time. C’est un grand his­to­rien, recon­nu pour ses tra­vaux. J’ai vu la nature de la polé­mique et elle ne me semble en rien enta­cher sa légi­ti­mi­té académique »

Si l’on veut com­prendre le sens de cette réponse, il convient de se repor­ter à mon com­mu­ni­qué daté du 16 novembre 2020 inti­tu­lé : « Un nou­vel exemple carac­té­ri­sé de cen­sure et d’exigence de repen­tance : l’affaire Julie d’Andurain ou com­ment les offi­cines du géné­ral Kaga­mé et leurs relais média­tiques font pres­sion sur la France » ?

En effet, au mois d’avril 2019, cédant une fois de plus à son tro­pisme de la repen­tance, le pré­sident Macron déci­da de la créa­tion d’une com­mis­sion char­gée de faire la lumière sur la poli­tique fran­çaise au Rwan­da dans les années 1990 – 1994, et cela, à tra­vers les archives. Et il confia la pré­si­dence de cette com­mis­sion au pro­fes­seur Vincent Duclert.

Or, la « cré­di­bi­li­té » de la « com­mis­sion Duclert », est « dis­cu­table » pour au moins  quatre rai­sons principales :

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