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Mgr Atha­na­sius Schnei­der : « L’exemple de ceux qui ont cou­ra­geu­se­ment mani­fes­té en public pour le droit à la liber­té de culte chré­tien res­te­ra une page glo­rieuse dans l’his­toire du catho­li­cisme fran­çais contemporain »

Mon­sei­gneur Schnei­der, avec l’interdiction des messes publiques impo­sée par le confi­ne­ment, nous avons assis­té à des scènes que nous n’aurions jamais pen­sé voir en France… messes clan­des­tines volets fer­més, dénon­cia­tion des voi­sins, inter­ven­tion des forces de l’ordre. Elles rap­pellent un peu vos sou­ve­nirs d’enfance, que vous dépei­gnez dans votre der­nier livre Chris­tus Vin­cit … un signe inquié­tant, selon vous ?

En effet, les cir­cons­tances que vous avez évo­quées me rap­pellent très vive­ment l’époque dans l’Église per­sé­cu­tée où les prêtres et les fidèles devaient se réunir en secret pour la célé­bra­tion de la sainte messe et des sacre­ments. L’interdiction sans com­pro­mis du culte public dans les églises de nom­breux pays du soi-disant Occi­dent libre, et notam­ment en France, en Irlande et en Grande-Bre­tagne, est un signe indé­niable de la per­sé­cu­tion de l’Église par la classe poli­tique diri­geante. Ces évé­ne­ments doivent nous réveiller tous. De nom­breux catho­liques ont, jusqu’à pré­sent, vécu sous l’illusion que le monde et la classe poli­tique de notre époque mon­traient de la sym­pa­thie pour l’Église. On peut espé­rer que leurs yeux aient enfin été ouverts à la véri­té que l’Église n’est pas de ce monde et que les diri­geants de ce monde, ayant dépouillé Christ de sa royau­té sociale, le per­sé­cu­te­ront tou­jours ain­si que ses disciples.

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