Une icône catholique ?
Amy Coney Barrett

Une icône catholique ?

Il est un terme qu’affectionnent cer­tains médias, plu­tôt de sen­si­bi­li­té de gauche ou pro­gres­siste, c’est celui d’icône. Ce terme qui appar­tient au voca­bu­laire reli­gieux s’est trou­vé trans­po­sé sur le ter­rain poli­ti­co-idéo­lo­gique. Une icône, aujourd’hui, c’est une per­son­na­li­té incon­tes­table, un modèle, une réfé­rence qu’il serait mal­ve­nu de contes­ter. Le plus sou­vent, il est attri­bué à une figure fémi­niste, qui a joué un rôle dans l’évolution de la condi­tion de la femme. Ain­si, le maire socia­liste de Rouen envi­sage-t-il de rem­pla­cer la sta­tue de l’empereur Napo­léon Ier par une œuvre d’art dédiée à Gisèle Hali­mi, défi­nie « comme figure de la lutte pour le droit des femmes ». Le type de l’icône actuelle. De même, Ruth Bader Gins­burg, la doyenne de la Cour suprême des États-Unis qui vient de mou­rir, a été immé­dia­te­ment célé­brée comme une icône en rai­son de son action en faveur des causes pro­gres­sistes. Et une vaste cam­pagne d’opinion s’est déclen­chée pour magni­fier sa mémoire en signi­fiant qu’il serait into­lé­rable que son héri­tage fût désavoué.

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