Lin­da Keb­bab : « Le dif­fi­cile confi­ne­ment des ter­ri­toires per­dus de la République »
French police officers stand guard and patrol while people do their grocery shopping at the Barbes Market, on March 18, 2020, in Paris, as a strict lockdown came into in effect in France to stop the spread of COVID-19, caused by the novel coronavirus. - A strict lockdown requiring most people in France to remain at home came into effect at midday on March 17, 2020, prohibiting all but essential outings in a bid to curb the coronavirus spread. The government has said tens of thousands of police will be patrolling streets and issuing fines of 135 euros ($150) for people without a written declaration justifying their reasons for being out (Photo by JOEL SAGET / AFP)

Lin­da Keb­bab : « Le dif­fi­cile confi­ne­ment des ter­ri­toires per­dus de la République »

La police pro­cède à des contrôles au mar­ché de Bar­bès, à Paris. JOEL SAGET/AFP

FIGAROVOX. – Cer­tains « ter­ri­toires per­dus » sont d’ordinaire peu enclins à res­pec­ter l’Etat de droit. Dans cer­tains de ces quar­tiers, les réseaux sociaux rap­portent des images de heurts avec les forces de l’ordre, qui tentent d’intervenir pour faire appli­quer les règles de confi­ne­ment. Les mesures d’urgence y sont-elles moins obser­vées qu’ailleurs ?

Lin­da KEBBAB. - Mal­heu­reu­se­ment, dans cer­tains quar­tiers une par­tie des habi­tants ne prend pas la mesure de la situa­tion, alors qu’il en va de la san­té de leurs proches. Quo­ti­dien­ne­ment, les poli­ciers sont confron­tés à des refus de confi­ne­ment de bandes habi­tuées à agres­ser les forces de l’ordre. Main­tien du tra­fic de stu­pé­fiants, acti­vi­tés cra­pu­leuses qui aug­mentent sur la voie publique, ou tout sim­ple­ment rejet de l’autorité de l’État… Plu­sieurs guets-apens (des voi­tures sont mises à feu, des com­merces déva­li­sés…) ont été enre­gis­trés avec à chaque fois des agres­sions contre les pom­piers et les poli­ciers qui inter­viennent. À l’heure où nous par­lons, je suis avi­sée d’un énorme caillas­sage contre mes col­lègues à Cli­chy-sous-Bois. Intenable !

La suite