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Royaume-Uni : vic­toire his­to­rique de Boris Johnson

Depuis jeu­di, les choses sont ren­trées dans l’ordre de part et d’autre de la Manche. Les Anglais sont rede­ve­nus eux-mêmes, por­tés par un sen­ti­ment de fier­té natio­nale allié à une fidé­li­té inal­té­rable à la démo­cra­tie. Pen­dant des années, depuis le réfé­ren­dum qui avait per­mis au peuple bri­tan­nique de choi­sir le départ du pays de l’Union euro­péenne (le Brexit), le Royaume-Uni avait don­né le spec­tacle à la fois ridi­cule et inquié­tant d’une démo­cra­tie inca­pable de mettre en œuvre le choix des élec­teurs et d’un vieux et pres­ti­gieux Par­le­ment sai­si par une fré­né­sie d’incohérences. Boris John­son, le Pre­mier ministre conser­va­teur, a obte­nu la dis­so­lu­tion de la Chambre des com­munes et mené une cam­pagne dyna­mique en vue d’élections légis­la­tives qui se sont trans­for­mées en un nou­veau réfé­ren­dum sur le Brexit.

Ni David Came­ron, qui avait lan­cé le réfé­ren­dum en croyant qu’il repous­se­rait le Brexit, ni The­re­sa May, qui lui a suc­cé­dé, n’étaient par­ti­sans du Brexit. Les milieux éco­no­miques dont le par­ti est proche ne le sou­hai­taient pas davan­tage. Boris John­son a, au contraire, com­pris que la fier­té natio­nale qui avait ani­mé les conser­va­teurs, avec Chur­chill ou Mme That­cher, refe­rait l’unité du par­ti. Il a, d’ailleurs, réus­si à apai­ser les craintes sur les consé­quences éco­no­miques et sociales du Brexit en mon­trant les avan­tages du grand large, d’une sou­ve­rai­ne­té et d’une indé­pen­dance qui redon­ne­raient au pays la capa­ci­té de libé­rer son éner­gie et ses talents.

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