Fête de Jeanne d’Arc

Fête de Jeanne d’Arc

1429 – 2019 : Il y a 590 ans la petite ber­gère de Dom­re­my, écou­tant Ste Cathe­rine, Ste Mar­gue­rite et l’archange St Michel écri­vait aux anglais : « je suis envoyée par Dieu, le Roi du ciel, pour vous bou­ter hors de toute la France ».

Oui, la France était alors à la mer­ci de l’ennemi héré­di­taire aidé par la four­be­rie des chefs bour­gui­gnons, parce que l’étranger a tou­jours été prêt à s’approprier le royaume des lys avec le ren­fort des enne­mis de l’intérieur. La situa­tion du dau­phin Charles était déses­pé­rée, entou­ré de quelques fidèles ou de conseillers qui ne man­quaient pas de se que­rel­ler. La France était sur le point sombrer.

Contour­nant tous les obs­tacles, reli­gieux, poli­tiques et mili­taires mis sur sa route, Jeanne se rend d’abord à Bourges recon­naître le futur roi, prends la tête de son armée, délivre Orléans, et conduit le dau­phin au sacre de Reims.

Et la belle dynas­tie capé­tienne allait régner encore 360 ans, fai­sant de ce pays un modèle d’équilibre, de sagesse et de paix, sous la même consti­tu­tion éta­blie au cours des siècles avec patience et intel­li­gence. L’autorité indé­pen­dante du haut avait per­mis l’exercice de toutes les vraies liber­tés en bas et l’explosion du génie fran­çais, syn­thèse unique de la sagesse grecque, de la rigueur romaine et de la beau­té catholique.

Qu’est deve­nu ce beau royaume de France ? Après cinq répu­bliques, vingt-deux textes consti­tu­tion­nels plus savants et inef­fi­caces les uns que les autres, de pré­si­dents de droite en pré­si­dents de gauche, en pas­sant comme aujourd’hui par un pré­si­dents décon­nec­té des réa­li­tés, englué et pié­gé dans les nuées abs­traites de ses illu­sions euro­péennes et mon­dia­listes, le pays s’enfonce, comme au XVe siècle, dans un déclin qu’une classe poli­tique lâche et pleutre se plait à ignorer.

La maî­trise des pou­voirs réga­liens fon­da­men­taux, jus­tice, diplo­ma­tie, sécu­ri­té, mon­naie a été hon­teu­se­ment aban­don­née à de puis­santes et malé­fiques forces apa­trides. Les pro­sé­lytes du vivre ensemble, de la démo­cra­tie uni­ver­selle et autres « valeurs de la Répu­blique » ne se livrent à rien d’autre qu’à la liqui­da­tion de nos forces vives entre les mains de la for­tune ano­nyme et vaga­bonde et de dan­ge­reux enva­his­seurs que seule une céci­té volon­taire empêche de voir,  col­la­bo­ra­teurs félons et par­jures d’ennemis pour­tant par­fai­te­ment identifiés.

L’histoire nous apprend que les migra­tions de masse ont tou­jours été plus dan­ge­reuses que les conquêtes mili­taires. Cette occu­pa­tion pro­gres­sive que nous subis­sons dans le plus grand et mor­ti­fère silence, est même pré­sen­tée comme « une chance pour la France ». C’est là comme ailleurs la sub­ver­sion géné­ra­li­sée de la réa­li­té, des juge­ments de simple bon sens et des saines notions de poli­tique natu­relle. Le mal est deve­nu le bien, le laid a rem­pla­cé le beau, l’erreur s’est sub­sti­tuée au vrai.

La nation pro­tec­trice se dis­sout dans un mon­dia­lisme mer­can­tile et dans une Europe sous direc­tion alle­mande. Notre col­loque d’hier en a appor­té une nou­velle et claire démonstration.

Et ce n’est pas aujourd’hui dans l’Église, dont le pas­teur se livre à de dan­ge­reuses décla­ra­tions et à de regret­tables manœuvres, que nous pou­vons trou­ver un récon­fort à nos angoisses. Espé­rons, de ce côté là aus­si, des jours meilleurs.

Alors repre­nons encore et tou­jours la leçon de Jeanne, dont Maur­ras disait qu’elle était « le chef d’œuvre de l’intelligence limpide ».

Beau­coup ont vou­lu et veulent tou­jours se l’approprier en oubliant, volon­tai­re­ment ou pas, sa leçon essen­tielle. Génie mili­taire certes mais aus­si et peut-être avant tout, génie poli­tique. Après avoir déli­vré Orléans, pres­sée par ses com­pa­gnons de par­tir conqué­rir la Nor­man­die et la flotte anglaise, Jeanne refu­sa. Écou­tant la consigne des anges, elle avait com­pris qu’il était d’abord néces­saire de réta­blir l’ordre poli­tique, de retrou­ver l’institution natu­relle et légi­time avant de se lan­cer dans d’aléatoires aven­tures mili­taires : d’abord le roi. La marque essen­tielle de son œuvre poli­tique fut de recon­naître, affir­mer, annon­cer et consa­crer le Roi légitime.

Jeanne d’Arc illustre la grande leçon que notre maître n’a ces­sé de pro­fes­ser : poli­tique d’abord. Qui le dit à part nous ?

À ce peuple de France, à ce pays réel image des mul­tiples frac­tures de la socié­té qui erre sur nos ronds-points depuis des mois, sans savoir d’où il vient sans savoir où il va, aban­don­né par une oli­gar­chie apa­tride et malé­fique, sans pro­jet poli­tique ordon­né, nous lui disons que nous avons et l’explication et la solu­tion. La repré­sen­ta­tion de nos ins­tances élues n’est plus cré­dible, l’autorité du som­met de l’État est désor­mais une pure illu­sion. La France n’est plus ni gou­ver­née ni admi­nis­trée. La ques­tion poli­tique est plus que jamais posée.

Et c’est pour­quoi, tout natu­rel­le­ment à ce stade de mon pro­pos je me per­mets en notre nom à tous d’adresser un mes­sage d’amitié au prince Jean mais sur­tout un mes­sage d’espoir à celui qu’il est désor­mais, Mgr le comte de Paris, héri­tier de notre dynas­tie natio­nale, lui redi­sant que les roya­listes de l’Action fran­çaise res­tent tou­jours à son ser­vice pour l’accompagner dans la mis­sion de salut public dont il est inves­ti. « Le solide hon­neur de la France, disait Maur­ras, est de se pré­va­loir de la plus belle des races de roi. »

Notre Action fran­çaise, la plus ancienne école poli­tique du pays parce qu’elle ne règle pas son exis­tence et son action sur des com­pé­ti­teurs de cir­cons­tances, sur des voyous de pas­sage pour reprendre l’expression de Léon Dau­det, est désor­mais en ordre de marche. Notre magni­fique défi­lé d’aujourd’hui, nos dra­peaux, nos ban­nières, nos chants sont la marque de notre dyna­misme et de notre réso­lu­tion, notre uni­té retrou­vée le signe de notre détermination.

Mes chers amis, fai­sons nôtre l’injonction que Jeanne adres­sait à ses com­pa­gnons après la vic­toire de Patay, en route pour Reims : « main­te­nant partons ».

Oui, par­tons nous aus­si vers Reims, accom­pa­gnés par la cohorte de nos pres­ti­gieux pré­dé­ces­seurs, vous les plus anciens qui êtes tou­jours là parce que l’espoir poli­tique ne vous a jamais aban­don­né et vous, les nou­velles géné­ra­tions qui allez prendre la relève, vous à qui plus spé­cia­le­ment je veux rap­pe­ler en ce jour de mémoire la leçon de Maurras :

« Jeune Fran­çais vive la France, mais pour que vive la France, jeune Fran­çais, vive le roi ».

1429 – 2019 : Il y a 590 ans la petite ber­gère de Don­re­my, écou­tant Ste Cathe­rine, Ste Mar­gue­rite et l’archange St Michel écri­vait aux anglais : « je suis envoyée par Dieu, le Roi du ciel, pour vous bou­ter hors de toute la France ».

Oui, la France était alors à la mer­ci de l’ennemi héré­di­taire aidé par la four­be­rie des chefs bour­gui­gnons, parce que l’étranger a tou­jours été prêt à s’approprier le royaume des lys avec le ren­fort des enne­mis de l’intérieur. La situa­tion du dau­phin Charles était déses­pé­rée, entou­ré de quelques fidèles ou de conseillers qui ne man­quaient pas de se que­rel­ler. La France était sur le point sombrer.

Contour­nant tous les obs­tacles, reli­gieux, poli­tiques et mili­taires mis sur sa route, Jeanne se rend d’abord à Bourges recon­naître le futur roi, prends la tête de son armée, délivre Orléans, et conduit le dau­phin au sacre de Reims.

Et la belle dynas­tie capé­tienne allait régner encore 360 ans, fai­sant de ce pays un modèle d’équilibre, de sagesse et de paix, sous la même consti­tu­tion éta­blie au cours des siècles avec patience et intel­li­gence. L’autorité indé­pen­dante du haut avait per­mis l’exercice de toutes les vraies liber­tés en bas et l’explosion du génie fran­çais, syn­thèse unique de la sagesse grecque, de la rigueur romaine et de la beau­té catholique.

Qu’est deve­nu ce beau royaume de France ? Après cinq répu­bliques, vingt-deux textes consti­tu­tion­nels plus savants et inef­fi­caces les uns que les autres, de pré­si­dents de droite en pré­si­dents de gauche, en pas­sant comme aujourd’hui par un pré­si­dents décon­nec­té des réa­li­tés, englué et pié­gé dans les nuées abs­traites de ses illu­sions euro­péennes et mon­dia­listes, le pays s’enfonce, comme au XVe siècle, dans un déclin qu’une classe poli­tique lâche et pleutre se plait à ignorer.

La maî­trise des pou­voirs réga­liens fon­da­men­taux, jus­tice, diplo­ma­tie, sécu­ri­té, mon­naie a été hon­teu­se­ment aban­don­née à de puis­santes et malé­fiques forces apa­trides. Les pro­sé­lytes du vivre ensemble, de la démo­cra­tie uni­ver­selle et autres « valeurs de la Répu­blique » ne se livrent à rien d’autre qu’à la liqui­da­tion de nos forces vives entre les mains de la for­tune ano­nyme et vaga­bonde et de dan­ge­reux enva­his­seurs que seule une céci­té volon­taire empêche de voir,  col­la­bo­ra­teurs félons et par­jures d’ennemis pour­tant par­fai­te­ment identifiés.

L’histoire nous apprend que les migra­tions de masse ont tou­jours été plus dan­ge­reuses que les conquêtes mili­taires. Cette occu­pa­tion pro­gres­sive que nous subis­sons dans le plus grand et mor­ti­fère silence, est même pré­sen­tée comme « une chance pour la France ». C’est là comme ailleurs la sub­ver­sion géné­ra­li­sée de la réa­li­té, des juge­ments de simple bon sens et des saines notions de poli­tique natu­relle. Le mal est deve­nu le bien, le laid a rem­pla­cé le beau, l’erreur s’est sub­sti­tuée au vrai.

La nation pro­tec­trice se dis­sout dans un mon­dia­lisme mer­can­tile et dans une Europe sous direc­tion alle­mande. Notre col­loque d’hier en a appor­té une nou­velle et claire démonstration.

Et ce n’est pas aujourd’hui dans l’Église, dont le pas­teur se livre à de dan­ge­reuses décla­ra­tions et à de regret­tables manœuvres, que nous pou­vons trou­ver un récon­fort à nos angoisses. Espé­rons, de ce côté là aus­si, des jours meilleurs.

Alors repre­nons encore et tou­jours la leçon de Jeanne, dont Maur­ras disait qu’elle était « le chef d’œuvre de l’intelligence limpide ».

Beau­coup ont vou­lu et veulent tou­jours se l’approprier en oubliant, volon­tai­re­ment ou pas, sa leçon essen­tielle. Génie mili­taire certes mais aus­si et peut-être avant tout, génie poli­tique. Après avoir déli­vré Orléans, pres­sée par ses com­pa­gnons de par­tir conqué­rir la Nor­man­die et la flotte anglaise, Jeanne refu­sa. Écou­tant la consigne des anges, elle avait com­pris qu’il était d’abord néces­saire de réta­blir l’ordre poli­tique, de retrou­ver l’institution natu­relle et légi­time avant de se lan­cer dans d’aléatoires aven­tures mili­taires : d’abord le roi. La marque essen­tielle de son œuvre poli­tique fut de recon­naître, affir­mer, annon­cer et consa­crer le Roi légitime.

Jeanne d’Arc illustre la grande leçon que notre maître n’a ces­sé de pro­fes­ser : poli­tique d’abord. Qui le dit à part nous ?

À ce peuple de France, à ce pays réel image des mul­tiples frac­tures de la socié­té qui erre sur nos ronds-points depuis des mois, sans savoir d’où il vient sans savoir où il va, aban­don­né par une oli­gar­chie apa­tride et malé­fique, sans pro­jet poli­tique ordon­né, nous lui disons que nous avons et l’explication et la solu­tion. La repré­sen­ta­tion de nos ins­tances élues n’est plus cré­dible, l’autorité du som­met de l’État est désor­mais une pure illu­sion. La France n’est plus ni gou­ver­née ni admi­nis­trée. La ques­tion poli­tique est plus que jamais posée.

Et c’est pour­quoi, tout natu­rel­le­ment à ce stade de mon pro­pos je me per­mets en notre nom à tous d’adresser un mes­sage d’amitié au prince Jean mais sur­tout un mes­sage d’espoir à celui qu’il est désor­mais, Mgr le comte de Paris, héri­tier de notre dynas­tie natio­nale, lui redi­sant que les roya­listes de l’Action fran­çaise res­tent tou­jours à son ser­vice pour l’accompagner dans la mis­sion de salut public dont il est inves­ti. « Le solide hon­neur de la France, disait Maur­ras, est de se pré­va­loir de la plus belle des races de roi. »

Notre Action fran­çaise, la plus ancienne école poli­tique du pays parce qu’elle ne règle pas son exis­tence et son action sur des com­pé­ti­teurs de cir­cons­tances, sur des voyous de pas­sage pour reprendre l’expression de Léon Dau­det, est désor­mais en ordre de marche. Notre magni­fique défi­lé d’aujourd’hui, nos dra­peaux, nos ban­nières, nos chants sont la marque de notre dyna­misme et de notre réso­lu­tion, notre uni­té retrou­vée le signe de notre détermination.

Mes chers amis, fai­sons nôtre l’injonction que Jeanne adres­sait à ses com­pa­gnons après la vic­toire de Patay, en route pour Reims : « main­te­nant partons ».

Oui, par­tons nous aus­si vers Reims, accom­pa­gnés par la cohorte de nos pres­ti­gieux pré­dé­ces­seurs, vous les plus anciens qui êtes tou­jours là parce que l’espoir poli­tique ne vous a jamais aban­don­né et vous, les nou­velles géné­ra­tions qui allez prendre la relève, vous à qui plus spé­cia­le­ment je veux rap­pe­ler en ce jour de mémoire la leçon de Maurras :

« Jeune Fran­çais vive la France, mais pour que vive la France, jeune Fran­çais, vive le roi ».