« Res­tau­rants à 200 euros » : mais dans quel monde vit Darmanin ?

« Res­tau­rants à 200 euros » : mais dans quel monde vit Darmanin ?

Gérald Dar­ma­nin, le ministre de l’Ac­tion et des Comptes publics, a décla­ré que « les addi­tions dans les res­tau­rants pari­siens tournent autour de 200 euros. » FRANCOIS GUILLOT/AFP

FIGAROVOX.- À quand remonte votre der­nière addi­tion de 200 euros, pour un repas à deux, vin non compris ?

David DESGOUILLES.- La der­nière fois que j’ai dépen­sé 200 balles, c’é­tait quand je payais en francs, si je me sou­viens bien. Mais je devais avoir com­man­dé du vin, donc ça ne compte pas. Pour une telle somme, en Franche-Com­té et en euros d’au­jourd’­hui, je pense que je pour­rais pré­tendre à un res­tau­rant étoi­lé. Il m’ar­rive d’al­ler au res­tau­rant à Paris, mais jus­qu’à main­te­nant, j’ai pu trou­ver moins cher. Tou­te­fois il n’a échap­pé à per­sonne que je n’é­tais pas ministre.

En disant cela, le ministre de l’Ac­tion et des Comptes publics pré­tend « entendre et com­prendre ce que c’est de vivre avec 950 euros par mois »

C’est raté. Dans le micro­cosme, le ministre est sur­nom­mé « Dar­ma­lin ». Peut-être faut-il y voir de sa part une tac­tique pour qu’on ne l’af­fuble plus de ce sobriquet.

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