Les ques­tions envi­ron­ne­men­tales en France, en 2018. Posi­tion et pro­po­si­tions d’un royaliste.
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Les ques­tions envi­ron­ne­men­tales en France, en 2018. Posi­tion et pro­po­si­tions d’un royaliste.

Les ques­tions envi­ron­ne­men­tales sont-elles moins négli­gées en ce début de quin­quen­nat que lors du pré­cé­dent ? L’a­ban­don déci­dé par l’État du pro­jet d’aé­ro­port à Notre-Dame-des-Landes appa­raît, au moins, comme une bonne nou­velle, même si l’a­gran­dis­se­ment de l’ac­tuel aéro­port de Nantes-Atlan­tique, qui n’est pas néces­saire (au contraire de la réno­va­tion et du réamé­na­ge­ment de la piste et de l’aé­ro­gare elles-mêmes déjà exis­tantes et vieillis­santes) si l’on en croit le spé­cia­liste de l’aé­ro­nau­tique Michel Polac­co, risque bien de se tra­duire, là aus­si, par une forte contes­ta­tion pour de justes rai­sons éco­lo­giques liées, entre autres, au lac de Grand-Lieu, espace orni­tho­lo­gique pro­té­gé, au titre de réserve Natu­ra 2000, « la plus pro­tec­trice des normes éco­lo­giques, de niveau euro­péen » comme le sou­ligne Marianne dans sa der­nière édi­tion. Ne serait-il pas alors temps de repen­ser le modèle aéro­nau­tique fran­çais, puisque l’État peut y jouer un rôle, à la fois d’in­ci­ta­teur, d’ar­bitre et de sou­tien, aus­si bien légis­la­ti­ve­ment que finan­ciè­re­ment, mais aus­si son redé­ploie­ment ter­ri­to­rial en France même, sachant qu’il y a déjà trop d’aé­ro­ports dans notre pays, et que le réseau fer­ro­viaire, y com­pris celui des lignes à grande vitesse, a sans doute aus­si son rôle à jouer dans la recom­po­si­tion ter­ri­to­riale ?

Dans la lutte contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique et les diverses pol­lu­tions qui affectent notre ter­ri­toire (et bien au-delà), le bilan reste fort miti­gé pour l’État, même si la parole pré­si­den­tielle s’op­pose for­te­ment à ce cli­ma­to-scep­ti­cisme qui, trop sou­vent, cache des moti­va­tions plus éco­no­miques qu’autre chose, et qu’elle s’en­gage, publi­que­ment, à aider cer­tains pays afri­cains à sur­mon­ter les effets de l’é­lé­va­tion du niveau de la mer, comme au Séné­gal. Il faut tout de même noter que M. Macron revient de loin et que sa « conver­sion » éco­lo­gique appa­raît bien récente (mais pour­quoi pas, après tout ?), sans négli­ger le fait que l’at­ti­tude de M. Trump à l’é­gard de l’en­vi­ron­ne­ment a offert une oppor­tu­ni­té au pré­sident fran­çais de se poser comme « le » pro­mo­teur mon­dial de la lutte contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique : un effet d’au­baine qui, en fait, ne dit pas grand-chose de la véri­table pen­sée envi­ron­ne­men­tale du loca­taire de l’Élysée.

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