Charlotte d’Ornellas commente l’actualité

Charlotte d’Ornellas commente l’actualité

Parmi les questions abordées  : les médias et leur auto-censure, la politique de la France en Syrie, l’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains.

Mercredi 13 décembre, Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs actuelles et chroniqueuse sur CNews, était l’invitée du Cercle Mauriac à Sciences Po Bordeaux. Dans un premier temps, la conférence s’est déroulée sous la forme d’un questions-réponses entre l’intervenante et les organisateurs sur des sujets d’actualité, puis, dans un second temps, l’oratrice a répondu aux questions du public.

Charlotte d’Ornellas s’est d’abord exprimée sur la compatibilité de la profession de journaliste avec celle de polémiste. La question de l’objectivité du journaliste a été très vite balayée en soulignant qu’un journaliste vote comme un citoyen lambda et qu’en tant que sujet, il a des opinions. Sur la présence d’une «  police de la pensée  », la journaliste est revenue sur le terme même de «  police  », qui supposerait une officine qui ferait la loi sur les médias  ; elle a plutôt mis en exergue l’auto-censure entretenue par un «  politiquement correct  » latent.

Négation de la réalité

Ensuite a été évoquée la polémique sur les propos d’Alain Finkielkraut à l’occasion de la revue de presse sur la cérémonie religieuse pour l’enterrement du chanteur Johnny Hallyday. Charlotte d’Ornellas a confirmé la surreprésentation des «  petits blancs  » pour cet événement qui a permis, une fois encore, de constater la négation de la réalité en France, celle d’un effritement du peuple français, par une partie de la sphère politico-médiatique.

La conférencière est également revenue sur son expérience en Syrie et notamment son entretien avec Bachar el-Assad en 2017 avec trois députés français. La politique de François Hollande, qui s’était calée sur celle du président américain, a été vivement critiquée. Charlotte d’Ornellas a été jusqu’à reprocher un certain «  zèle  » de la République française dans l’opposition au président syrien.

Enfin, l’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains et la question de savoir si la droite au sens large remporterait les élections de 2022 a été traitée. L’oratrice s’est montrée sceptique face à un Macron qui a su rallier les libéraux de gauche et de droite qui composent une majorité du paysage politique français. Les interactions avec le public ont ensuite permis de compléter ce propos ou de demander quelques éclaircissements sur les thématiques précédemment évoquées.

Pierre Conan