Les anti­fas incen­diaires sont en fait les vic­times. Sérieux ?

Les anti­fas incen­diaires sont en fait les vic­times. Sérieux ?

Le Monde est un jour­nal sérieux, n’est-ce pas ? Un jour­nal très sérieux. Peut-être même le plus sérieux d’entre tous, de l’avis général.

Ce jour­nal sérieux, très sérieux, on ne peut plus sérieux, s’intéresse donc au pro­cès – qui doit s’ouvrir mar­di – des anti­fas à l’origine de l’incendie d’une voi­ture de police en mai 2016, en marge d’une mani­fes­ta­tion inter­dite alors que la pro­tes­ta­tion contre la loi Tra­vail bat­tait son plein. Mas­qués, ils avaient har­ce­lé des poli­ciers dans leur véhi­cule jusqu’à y balan­cer un fumi­gène, met­tant le feu à l’habitacle et bles­sant l’homme et la femme. La pho­to de la voi­ture car­bo­ni­sée, hau­te­ment sym­bo­lique, avait fait le tour des réseaux sociaux, sus­ci­tant une vive émotion.

« Voi­ture de poli­ciers incen­diée : les anti­fas veulent faire de leur pro­cès une tri­bune », titre Le Monde. « Le col­lec­tif Libé­rons-les et les anti­fas veulent se ser­vir de leur pro­cès pour sen­si­bi­li­ser aux luttes contre la répres­sion poli­cière », lit-on encore sous la plume d’Abel Mestre.

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