Bien com­mun : les sept piliers capé­tiens

Bien com­mun : les sept piliers capé­tiens

Le bien com­mun est le bien du tout qui per­met la réa­li­sa­tion du bien des par­ties, parce que le bien est ce que toute chose désire et qui per­met sa per­fec­tion et son per­fec­tion­ne­ment. Les Capé­tiens l’a­vaient com­pris et ont d’ailleurs été les pre­miers à mettre en pra­tique un « déve­lop­pe­ment durable poli­tique » : de leur vivant, ils ont sacré leurs fils pour que l’œuvre puisse être conti­nuée. C’est le pilier de la conti­nui­té, le pre­mier des sept piliers capé­tiens. Des Capé­tiens qui avaient pour règle de ser­vir, et non de se ser­vir ; qui se sont aus­si appuyés sur un sys­tème d’hommes dans les­quels ils avaient confiance (ce qu’ils appe­laient loyau­té). Ils se sont appuyés sur la liber­té : ils ont gar­dé une auto­no­mie et ont auto­ri­sé cette auto­no­mie pour des per­sonnes, des com­mu­nau­tés, comme les villes franches. Ils ont adop­té un sys­tème de règles simples et com­pré­hen­sibles par tous, les règles fon­da­men­tales du royaume. Ils avaient le sens de la mesure, qui évite les aven­tures abra­ca­da­brantes. Et enfin, ils vou­laient la jus­tice (qui n’est pas l’é­ga­li­té), c’est-à-dire rendre à cha­cun ce qui lui était dû. Ser­vice, conti­nui­té, confiance, liber­té, sim­pli­ci­té, mesure, jus­tice : voi­là les condi­tions du bien com­mun mises en place par les Capé­tiens, qui leur ont per­mis de res­ter huit cents ans au pou­voir.

Quelques extraits de l’in­ter­ven­tion du prince Jean lors du col­loque orga­ni­sé le 13 mai 2017 par le Cercle de Flore :

  • « La notion cen­trale est le temps long. Le temps long est une condi­tion néces­saire pour ser­vir le bien com­mun, sur­tout dans l’é­tat actuel de notre pays. Et donc la néces­si­té de mettre en place un sys­tème qui per­met le temps long. »
  • « L’É­tat est la cause qui met en place les condi­tions de réa­li­sa­tion : en pre­mier, des lois simples, connues de tous et com­pré­hen­sibles par tous, dans le cadre du bien com­mun. »
  • « Nous avons autour de nous une nature et des per­sonnes qui ne sont pas de notre fait : c’est un patri­moine dont nous sommes dépo­si­taires, que nous devons déve­lop­per et trans­mettre. »
  • « Le déve­lop­pe­ment durable est une condi­tion struc­tu­relle du bien com­mun car il entraîne la res­pon­sa­bi­li­té, celle de cha­cun à son niveau. »
  • « Il n’y a pas de France d’en haut et de France d’en bas, il y a un France, ver­ti­cale, qui se pro­jette sur un axe hori­zon­tal. »
  • « La légi­ti­mi­té, c’est l’his­toire et l’im­pli­ca­tion dans la réa­li­té d’au­jourd’­hui, à tra­vers les actions qui sont menées, qui par­ti­cipent à la com­pré­hen­sion de ce qu’est la France. »
  • « Je ne sais pas si nous allons ins­tau­rer ou res­tau­rer la monar­chie. Je serais favo­rable à une ins­tau­ra­tion. Nous sommes encore loin de ça. Une res­tau­ra­tion ne fait pas très neuf… mais par­fois, pour être moderne, il faut être archaïque, au vrai sens du terme : avoir connais­sance de ce qui s’est pas­sé. »