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Frexit !

Il n’y a pas de bonne répu­blique mais les patriotes n’ont pas le choix de l’abs­ten­tion. L’in­té­rêt natio­nal nous com­mande de faire bar­rage à ceux qui entendent pour­suivre voire accen­tuer les poli­tiques d’ins­pi­ra­tion euro­péiste qui ont détruit éco­no­mi­que­ment et socia­le­ment la France. L’Ac­tion fran­çaise appelle à voter, au pre­mier tour, pour un des quatre can­di­dats – Asse­li­neau, Dupont-Aignan, Le Pen ou Mélen­chon – qui veulent dénon­cer les trai­tés européens.

Le 29 mars der­nier, The­re­sa May a déclen­ché l’ar­ticle 50 du trai­té de Lis­bonne, qui pré­voit un méca­nisme de retrait volon­taire et uni­la­té­ral d’un pays de l’U­nion euro­péenne. Le pro­ces­sus est désor­mais enga­gé. Confor­mé­ment à la volon­té du peuple bri­tan­nique, que le pays légal de Sa Gra­cieuse Majes­té a déci­dé de res­pec­ter, le Royaume-Uni a retrou­vé aujourd’­hui le che­min de la liberté.

Certes, qu’il s’a­gisse de Schen­gen ou de l’eu­ro, les Îles bri­tan­niques n’é­taient pas aus­si impli­quées que la France, pays fon­da­teur, dans l’U­nion. Il n’en est pas moins vrai que la déci­sion prise par un pays membre de la quit­ter a été vécue comme un véri­table trau­ma­tisme non seule­ment par l’o­li­gar­chie mais éga­le­ment par un bon nombre de citoyens des divers pays euro­péens, sin­cè­re­ment convain­cus que l’Eu­rope ins­ti­tu­tion­nelle est l’ho­ri­zon indé­pas­sable de cha­cun des États membres. Le pro­jet euro­péiste, incul­qué dès l’é­cole et mar­te­lé par les médias depuis plu­sieurs géné­ra­tions, est deve­nu pour beau­coup comme un réflexe condi­tion­né, si bien que toute éven­tuelle sor­tie d’un État membre est res­sen­tie comme un cata­clysme. Et il est vrai qu’a­près le 9 novembre 1989, qui a vu la chute du mur de Ber­lin, le 23 juin 2016 est sans doute la date la plus impor­tante des trente der­nières années, puis­qu’elle a vu un peuple libre tour­ner le dos au Lévia­than bruxellois.

La France va, dans les cinq pro­chaines semaines, élire un nou­veau chef de l’É­tat. Onze can­di­dats sont en lice. Nul besoin de reve­nir, dans ces lignes, sur ce que l’Ac­tion fran­çaise pense d’une élec­tion qui, cen­sée rompre avec le régime des par­tis et les puis­sances d’argent en dotant la France d’un monarque élec­tif, a lais­sé ces mêmes par­tis et ces mêmes puis­sances finan­cières reprendre la main. Il n’y a pas de bonne répu­blique : l’ac­tuelle cam­pagne élec­to­rale, qui voit les égouts débor­der, nous en four­nit une nou­velle preuve.

Tou­te­fois, les patriotes n’ont pas le choix de l’abs­ten­tion. Car si l’é­lec­tion d’au­cun des onze can­di­dats ne peut satis­faire le pays, puisque, plus encore que les hommes, ce sont les ins­ti­tu­tions qui sont en cause, en revanche, il n’est pas indif­fé­rent à l’in­té­rêt natio­nal, qui est notre seul guide, que l’un soit élu plu­tôt qu’un autre. Le Bien com­mun de la nation com­mande tout d’a­bord de faire bar­rage au pre­mier tour aux deux can­di­dats qui entendent pour­suivre, voire accen­tuer la poli­tique conduite par Fran­çois Hol­lande, sous le quin­quen­nat duquel la cohé­sion du pays s’est gra­ve­ment dété­rio­rée sur les plans éco­no­mique et social : aug­men­ta­tion du chô­mage, pour­suite de la dés­in­dus­tria­li­sa­tion, des­truc­tion de l’a­gri­cul­ture, attaques contre la famille, immi­gra­tion galo­pante, ter­ro­risme, com­mu­nau­ta­risme exa­cer­bé. Or Macron avec la béné­dic­tion du Medef, Hamon avec celle des « quar­tiers » veulent encore aggra­ver une situa­tion déjà explo­sive, tout en conti­nuant d’al­ler cher­cher leurs ordres auprès de la chan­ce­lière ber­li­noise ou des com­mis­saires bruxel­lois. Quant à Fran­çois Fillon, les affaires qui le concernent ont écla­té trop oppor­tu­né­ment pour qu’elles influent sur notre refus de cau­tion­ner un can­di­dat dont le conser­va­tisme appa­rent dis­si­mule mal un vrai oppor­tu­nisme. Outre ses pali­no­dies en matière éco­no­mique et sociale, son refus de rompre avec l’Eu­rope ins­ti­tu­tion­nelle lui inter­di­ra toute véri­table réforme de salut public.

Parce que, selon le mot du duc d’Or­léans deve­nu la devise de l’Ac­tion fran­çaise, tout ce qui est natio­nal est nôtre, « Frexit ! » est le mot d’ordre qui doit pré­si­der au choix de tout patriote.

C’est pour­quoi, consi­dé­rant que seuls les peuples libres peuvent déci­der du sens qu’ils donnent à leur his­toire, l’Ac­tion fran­çaise appelle à voter, au pre­mier tour, pour un des quatre can­di­dats – Asse­li­neau, Dupont-Aignan, Le Pen ou Mélen­chon – qui se pro­noncent pour une dénon­cia­tion des trai­tés euro­péens exis­tants, tout en pri­vi­lé­giant ceux qui envi­sagent clai­re­ment la sor­tie de l’U­nion euro­péenne et le retour au franc.

Le Bureau poli­tique de l’Ac­tion fran­çaise se réuni­ra après le pre­mier tour pour se pro­non­cer entre les deux finalistes.

L’Ac­tion française