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L’emploi par­le­men­taire sur mesure du fon­da­teur des Jeunes avec Macron

Flo­rian Humez, ici à la droite d’Em­ma­nuel Macron, est très actif auprès des Jeunes avec Macron. – Mat­thieu Marquenet/SIPA
Le fon­da­teur des Jeunes avec Macron est employé par le dépu­té macro­niste Jean-Jacques Bri­dey, à mi-temps. Pra­tique : en deux jours, il gagne assez pour mili­ter l’es­prit léger les autres jours de la semaine. Ou com­ment drib­bler la loi, qui inter­dit aux assis­tants par­le­men­taires de par­ti­ci­per à la cam­pagne d’un candidat…

Être béné­vole sur une cam­pagne élec­to­rale peut sus­ci­ter des frus­tra­tions. Tant d’heures pas­sées à mili­ter, à se don­ner sans comp­ter au ser­vice d’un can­di­dat, le tout pour un résul­tat incer­tain… et zéro euro ! Il existe bien sûr la pos­si­bi­li­té de deman­der à être sala­rié de l’as­so­cia­tion de finan­ce­ment de la cam­pagne, mais les bud­gets sont si ser­rés que tout le monde ne peut y pré­tendre. Reste une alter­na­tive : trou­ver une autre source de salaire.

Le tour de passe-passe réa­li­sé par le dépu­té-maire macro­niste de Fresnes (Val-de-Marne) Jean-Jacques Bri­dey et son nou­veau col­la­bo­ra­teur, le patron des « Jeunes avec Macron » Flo­rian Humez, est à ce titre ingé­nieux. Depuis le 1er décembre, le jeune homme est sala­rié du par­le­men­taire… tout en conti­nuant à mili­ter acti­ve­ment pour son can­di­dat de cœur, Emma­nuel Macron.

Magie du mi-temps

La loi inter­dit pour­tant aux col­la­bo­ra­teurs par­le­men­taires de par­ti­ci­per à des cam­pagnes poli­tiques. Et ce, pour une rai­son facile à com­prendre : le Par­le­ment n’a pas voca­tion à finan­cer, sur son bud­get, de cam­pagnes élec­to­rales. Cette uti­li­sa­tion gra­tuite d’une main‑d’œuvre qua­li­fiée crée­rait de plus une inéga­li­té entre les can­di­dats. La Com­mis­sion natio­nale des comptes de cam­pagne rap­pelle donc tous les ans que les assis­tants par­le­men­taires doivent « tra­vailler uni­que­ment pour le par­le­men­taire dans le cadre de leur mis­sion et leur par­ti­ci­pa­tion à une cam­pagne élec­to­rale pen­dant les heures de tra­vail est pros­crite ».

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