Hen­ri de France

Hen­ri de France

Mgr le comte de Paris et Duc de France, de jure Hen­ri VII

Des­cen­dant direct des Rois Saint Louis, Louis XIII et Hen­ri IV, la famille de Mon­sei­gneur le Comte de Paris a régné sur la France pen­dant neuf siècles, d’Hugues Capet jusqu’à Louis-Phi­lippe. Aujourd’hui Mgr. le comte de Paris est le Pré­ten­dant au trône de France depuis le 19 juin 1999. Il est, depuis la mort de son père, le « chef de la Mai­son de France », de par sa posi­tion d’aîné des des­cen­dants en pri­mo­gé­ni­ture mâle de Phi­lippe de France (fils de France, frère de Louis XIV, duc d’Anjou puis d’Orléans, père du Régent). Si les Fran­çais déci­daient de renouer le fil de leur his­toire, il régne­rait sous le nom d’Henri VII .

Le Prince Hen­ri de France est né le 14 juin 1933 en Bel­gique, au Manoir d’Anjou près de Bruxelles. A par­tir de1886, jusqu’en 1950, le Chef de la Mai­son de France et son fils aîné ont été frap­pés par la « Loi d’Exil ». De ce fait, la Famille Royale de France a dû vivre hors de France. Le pre­mier Comte de Paris (dès 1886) et sa Famille vécurent en Angle­terre, puis le grand-père du Prince, le Duc de Guise, ayant quit­té le Maroc, s’installe en Bel­gique. En 1939, feu le Comte de Paris envoie sa Famille au Bré­sil chez les parents de la Com­tesse de Paris, les Orléans Bra­gance, issus de la der­nière Impé­ra­trice du Bré­sil, Dona Isa­bel. La Famille séjourne de 1940 à 1943 au Maroc, à Rabat et à Larache.

En 1943, feu le Comte de Paris est inter­dit de séjour au Maroc par les auto­ri­tés anglo-saxonnes. Force lui est donc de s’installer à Pam­pe­lune, en Espagne, où la Famille réside jusqu’en 1946, puis au Por­tu­gal, à Sin­tra. En 1947, par décret spé­cial du Pré­sident Vincent Auriol, et à titre per­son­nel, le jeune Prince Hen­ri est auto­ri­sé à séjour­ner sur le ter­ri­toire fran­çais pour faire ses études à Bor­deaux. La Loi d’Exil est abo­lie en 1950 grâce à l’intervention et à la per­sé­vé­rance du dépu­té, Mon­sieur Hutin Des­grée. En 1953, le Prince Hen­ri s’installe à Paris et pour­suit durant quatre ans ses études en Sciences Poli­tiques. Jacques Chi­rac, pré­pa­rant l’ENA, fut l’un de ses répé­ti­teurs. Le 5 juillet 1957, à Dreux, le Prince Hen­ri est marié à la Duchesse Marie-Thé­rèse de Wur­tem­berg, dont il se sépa­re­ra en 1974. Le Géné­ral de Gaulle féli­cite feu le Comte de Paris pour ce mariage qui pré­fi­gure sa propre vision du rap­pro­che­ment fran­co-alle­mand. Quelques mois après, le Prince s’engage dans la guerre d’Algérie. Il est déco­ré pour faits d’armes à Aïn-Mli­la. Puis il signe un contrat avec l’armée pour y faire car­rière. Convo­qué à Paris par le Géné­ral de Gaulle en 1959, le Prince Hen­ri est Char­gé de Mis­sion au Secré­ta­riat Géné­ral de la Défense Natio­nale. Il ren­contre régu­liè­re­ment le Chef de l’Etat, soit dans le cadre de ses mis­sions, soit au cours de chasses à Ram­bouillet ou Mar­ly. Il inter­vient éga­le­ment comme esta­fette entre le Géné­ral de Gaulle et feu le Comte de Paris.

En 1960, près de Tizi Ouzou, son frère cadet, le Prince Fran­çois, est tué dans une embus­cade. Après les accords d’Evian, en 1962, accords met­tant fin à l’intervention armée de la France en Algé­rie, le Prince est affec­té au 4ème Hus­sard en Alle­magne. Par deux fois, il est déta­ché avec son pelo­ton auprès du 11ème Cava­le­rie US à Pas­saü, sur la fron­tière tché­co­slo­vaque. De 1963 à 1968, le Prince Hen­ri est offi­cier ins­truc­teur à la Légion Étran­gère (1er REC), à laquelle il demeure très atta­ché. Au retour défi­ni­tif des régi­ments fran­çais de Mers El-Kébir, le Prince quitte l’armée, non sans y lais­ser de nom­breux amis. Il est d’ailleurs régu­liè­re­ment convié à la grande fête de Came­rone, fête de la Légion.

La sépa­ra­tion du Prince et de la Duchesse de Wur­tem­berg crée une ten­sion sérieuse avec sa Famille, laquelle génère des retom­bées momen­ta­né­ment dif­fi­ciles. A par­tir de 1974, le Prince change d’orientation. Il quitte la fonc­tion publique et décide de s’intéresser aux PME-PMI dési­reuses d’exporter. Il par­ti­cipe dans ce cadre à une mis­sion éco­no­mique en Argen­tine qui per­met notam­ment à la socié­té William Sau­rin d’implanter une usine clé en main en Terre de Feu. En 1981, le Prince Hen­ri lance une asso­cia­tion Loi 1901, le « Centre d’Études et de Recherches sur la France Contem­po­raine » (C.E.R.F.C.) qu’il trans­forme en 1999 en « Ins­ti­tut de la Mai­son Royale de France » (IMRF). Cette asso­cia­tion a pour but prin­ci­pal de réunir des per­sonnes de toutes sen­si­bi­li­tés, de toutes situa­tions, de toutes confes­sions, dans une volon­té de tolé­rance de l’expérience d’autrui et dans le res­pect de l’identité de cha­cun. Il se rema­rie à Bor­deaux en 1984 avec Micae­la Cou­si­no Qui­nones de Leon, fille de la Mar­quise de San Car­los, Grande d’Espagne, et de Luis Maxi­mi­lia­no Cou­si­no, des­cen­dant des pion­niers qui fon­dèrent le Chi­li.

Dans le cadre de ses acti­vi­tés au sein de son asso­cia­tion, le Prince et son épouse se déplacent par­tout en France. Ces voyages d’études sont orga­ni­sés béné­vo­le­ment par les bureaux de pro­vince de l’IMRF. Ren­contres avec les Fran­çais, visites aux agri­cul­teurs, aux ouvriers et leurs cadres diri­geants, aux arti­sans et com­mer­çants, qui donnent lieu par­fois à des col­loques ou confé­rences, récep­tion des maires de toutes ten­dances, de toutes sen­si­bi­li­tés.

source : http://www.la-couronne.org/la-famille-royale-de-france/