« Non au bra­dage de l’île de Tromelin »

« Non au bra­dage de l’île de Tromelin »

L’As­sem­blée natio­nale s’ap­prête à rati­fier, mer­cre­di pro­chain, 18 jan­vier 2017, un accord por­tant sur l’île Tro­me­lin, dont l’ad­mi­nis­tra­tion serait alors par­ta­gée entre la France et l’île Mau­rice. Cela sus­cite bien des inquié­tudes. À tort ou à rai­son ? Sur ce site, Roch Cau­vi­gny s’est mon­tré dis­tant à l’é­gard des pro­tes­ta­tion émises ici ou là. Tel n’est pas le cas de l’Ob­ser­va­toire d’é­tudes géo­po­li­tiques, qui a lan­cé une péti­tion afin de dire « non au bra­dage de l’île de Tro­me­lin ». Voi­ci le mani­feste que ses repré­sen­tants appellent à signer.

Par un vote qui aura lieu le 18 jan­vier à l’As­sem­blée natio­nale, la France s’ap­prête à céder de fait, et sans contre­par­tie, une part de notre ter­ri­toire natio­nal, l’île de Tro­me­lin et son consi­dé­rable domaine mari­time dans l’o­céan Indien. 

Dans une tri­bune publiée par Figa­ro Vox, le 9 jan­vier, le dépu­té Phi­lippe Fol­liot et l’é­cri­vain Irène Frain rap­pellent que l’île de Tro­me­lin génère un poten­tiel éco­no­mique excep­tion­nel, 280 000 kilo­mètres car­rés de zone éco­no­mique exclu­sive. Presque autant que les 345 000 kilo­mètres car­rés de la France hexa­go­nale, Corse com­prise. C’est ce patri­moine qu’un trai­té dit de coges­tion signé, de façon très dis­crète, le 1er juin 2010, pré­voit de céder à l’Île Mau­rice sans contre­par­tie aucune si l’As­sem­blée natio­nale le rati­fie le 18 jan­vier pro­chain, « approu­vant ain­si sans réflexion l’a­veu­gle­ment de nos diplo­mates et la lâche­té de cer­tains politiques ». 

La rati­fi­ca­tion de ce trai­té est inac­cep­table puis­qu’il s’a­git de céder une par­tie de notre ter­ri­toire sans aucune contre­par­tie. Elle crée­rait un pré­cé­dent redou­table et met­trait en péril la sau­ve­garde de l’u­ni­té ter­ri­to­riale de la France, en par­ti­cu­lier en mena­çant ses ter­ri­toires loin­tains qui contri­buent à faire de son domaine mari­time le deuxième au monde

En 2013, une mobi­li­sa­tion par­le­men­taire trans­par­ti­sane avait écar­té le dan­ger d’une pre­mière ten­ta­tive de ratification.

Au nom de l’in­té­rêt natio­nal, nous appe­lons solen­nel­le­ment les par­le­men­taires fran­çais à faire échec à la nou­velle ten­ta­tive de rati­fi­ca­tion de ce trai­té qui leur sera sou­mise le 18 janvier.