Le pape Fran­çois, l’immigration et la Terre promise

Le pape Fran­çois, l’immigration et la Terre promise

En ce début d’année 2016, le pape Fran­çois a adres­sé au corps diplo­ma­tique des vœux pieux, au sens lit­té­ral et figu­ré du terme, concer­nant l’immigration mas­sive à laquelle est confron­tée l’Europe.
 
Le Saint-Père estime que l’immigration est une chance pour les pays d’accueil et que le refus des Euro­péens de se lais­ser sub­mer­ger repose sur des peurs et des pré­ju­gés… Ces appré­hen­sions sont pour­tant dic­tées par la double expé­rience de l’échec de l’assimilation des popu­la­tions immi­grées déjà ins­tal­lées et de la dés­in­té­gra­tion des socié­tés d’accueil, mena­cées de perdre leur iden­ti­té propre. Le pape rap­pelle que « celui qui est accueilli […] a le devoir de res­pec­ter les valeurs, les tra­di­tions et les lois de la com­mu­nau­té qui l’héberge ». Il semble, mal­heu­reu­se­ment, qu’une pro­por­tion impor­tante des migrants – en majo­ri­té des hommes dans la force de l’âge et non pas des familles – soient plus atti­rés par la pers­pec­tive d’un plus grand confort maté­riel que par des « valeurs occi­den­tales » qu’ils rejettent – en par­ti­cu­lier lorsqu’ils pro­fessent un islam conqué­rant. Fran­çois lui-même convient d’ailleurs que le « phé­no­mène migra­toire pose […] un sérieux pro­blème cultu­rel ». La pau­vre­té existe aus­si en France, et l’immigration de masse prive les plus pauvres de nos com­pa­triotes de leur héri­tage col­lec­tif et de leur iden­ti­té com­mune. Ces pauvres-là n’ont-ils pas le droit de vivre eux aus­si en paix, dans leur pays ?
 
Le pape vou­drait s’en remettre à l’ONU
 

Dans les cir­cons­tances actuelles (échec de l’intégration, chô­mage de masse, ter­ro­risme isla­mique), l’immigration incon­trô­lée n’est pas com­pa­tible avec le bien com­mun, au nom duquel l’Église recon­naît aux États le droit de régu­ler l’accueil. Le Saint-Père vou­drait délé­guer ce droit à une auto­ri­té supra­na­tio­nale, ce qui est dan­ge­reux : faut-il faire confiance aux grandes agences onu­siennes, qui n’ont d’ailleurs aucune légi­ti­mi­té pour impo­ser leur loi aux peuples et sont les pre­mières à conspi­rer contre la famille et contre la vie, en sou­met­tant notam­ment les pays pauvres à « des pra­tiques idéo­lo­gi­que­ment étran­gères ou contraires aux cultures des peuples aux­quels elles s’adressent », comme il le déplore par ailleurs ? […] lire la suite en ache­tant l’Ac­tion fran­çaise 2000

Éric Let­ty