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Camp Maxime Real del Sarte 2005

Le flambeau se transmet

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Ce qui frappe inévitablement tout nouvel arrivant au Camp Maxime Real del Sarte c’est le site. Après un premier pont sur l’Arnon, vous pénétrez dans le parc jadis tracé par Le Nôtre et saisissez pleinement le mélange de noblesse et d’austérité du château de Lignières construit en 1660 par François Le Vau pour un proche de Fouquet. Un second pont, sur les douves cette fois, et apparaît sur la droite l’aile affectée depuis quatre ans au C.M.R.D.S. par le maître des lieux, S.A.R. le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. Au rez-de-chaussée, la salle des gardes, qui s’anime midi et soir pour devenir notre bruyant réfectoire. Non loin de là, la cuisine, domaine réservé de notre intendante, Mme Charvet. Au premier étage se trouve la grande galerie du château où nos conférenciers planchent sous le regard des portraits royaux et du buste du comte de Chambord.

Dans ce cadre enchanteur, une cinquantaine d’étudiants, lycéens et jeunes travailleurs venus de toute la France (Paris, Reims, Blois, Brest, Clermont-Ferrand, Lyon, Chambery, Nice, Montpellier…) ont travaillé durant une semaine - du 24 au 31 août - à raison de quatre séances par jour. Un programme chargé certes, mais suivi avec enthousiasme. Chaque matin un cercle d’introduction à la pensée maurrassienne (la nation, la décentralisation, la démocratie, l’empirisme organisateur, le politique d’abord…) permettait d’assurer la cohésion par la transmission d’un vocabulaire commun à chaque génération d’A.F.

Bâtir un appareil d'Action française

Quant au reste, il fut d’abord consacré aux questions économiques avec, sous la houlette de Philippe Kaminsky, un cycle d’introduction à l’économie sociale, ce secteur échappant aussi bien à l’État qu’au capital (associations, coopératives, fondations, mutuelles…). Robert Grégoire et le professeur Michel Arveiller complétèrent le sujet en abordant respectivement la critique du libéralisme économique et la doctrine sociale du cardinal Ratzinger.

Nos amis lyonnais abordèrent des sujets plus philosophiques, Stéphane Blanchonnet traitant de L’idée de civilisation et Gaël-Olivier Fons de La crise de l’autorité. Les questions internationales ne furent pas oubliées : Pierre Hillard revenait sur la question européenne, Bernard Lebeau sur la mondialisation et Philippe Champion sur la Russie. Enfin, sur le terrain culturel, l’historienne Isabelle Papieau traitait de Sainte Jehanne de France, fille de Louis XI, avant de proposer une visite de Bourges illuminé. Le comte Jean d’Ogny, propriétaire du château de la Chapelle d’Angillon, défendit la notion de patrimoine, et le professeur Arveiller proposa une lecture de textes de Léon Bloy fort appréciée des participants.

Un autre soirée fut consacrée avec la participation de Pierre Pujo, Francis Bergeron et Didier Béoutis à évoquer l'archipel des Comores et notamment le combat victorieux de l'Action française pour le maintien de Mayotte dans la France.

Le samedi 27 août s'est déroulée une "Journée Portes ouvertes" au cours de laquelle s'est tenue une réunion où Pierre Pujo a prononcé un discours politique de rentrée, suivie d'une manifestation patriotique au monument dédié aux morts de toutes les guerres pour la France.

Les derniers jours furent l’occasion, avec l’aide précieuse de notre ami Michel Michel, de fixer les priorités du mouvement royaliste : opposer le pays réel au pays légal et surtout bâtir un appareil d'Action française digne de ce nom.

Communication

Ce cru 2005 était également placé sous le signe de la communication : communication interne, avec Le Petit Maxime, une feuille quotidienne éditée par l’équipe d’Insurrection, mais également communication externe. Notre université d’été a en effet fait l’objet d’un reportage au journal télévisé de France 3, ainsi que d’articles dans les quotidiens régionaux (La Nouvelle République du Centre-Ouest et le Berry Républicain) et dans l’hebdomadaire local (L’Écho du Berry).

Qu’il nous soit permis ici de remercier notre chef de camp, François Bel-Ker, ses adjoints, Alexis et Pierre, ainsi que Bertrand Lambert, fin connaisseur du Berry, pour son soutien constant et Mme Charvet pour ses petits plats. Nous nous devons également de saluer une fois de plus l’hospitalité et la disponibilité du prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. Une fois de plus sous le beau ciel de France des amitiés se sont forgées. Une fois de plus des visages se sont éclairés devant telle ou telle découverte que leur offraient les propos d’un conférencier. Miraculeusement le flambeau se transmet en attendant la renaissance que les évènements et le travail finiront bien un jour par permettre. Il n’était pas facile de reprendre le chemin de la ville mais l’appel de nouveaux combats résonnait déjà à mesure que se dessinait la rentrée.

Pierre Lafarge

L'Action Française 2000 - 15 septembre 2005



Centre royaliste d'Action française

10 rue Croix-des-Petits-Champs - 75001 Paris

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