Université d'été de l'Action française
Une journée d’A.F. dans le Cher
Par Jacques Cépoy
La 52e université d’été de l’Action française s’est déroulée dans la meilleure ambiance du 22 au 28 août 2004, au château de Lignières (Cher) où elle bénéficiait de l’aimable hospitalité de S.A.R. le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme (compte-rendu dans notre prochain numéro).
Elle s’est terminée par une journée “Portes ouvertes” où de nombreux amis d’A.F. sont venus rejoindre les jeunes qui avaient travaillé toute la semaine.
Le matin, Aldric Darchon a prononcé une conférence sur les constantes de la politique extérieure de la France. Il a fait ressortir combien l’Action française s’appuie sur elles dans ses analyses politiques en prenant pour exemple le Kiel et Tanger de Maurras et Les conséquences politiques de la paix de Bainville. La conférence a été suivie d’un débat.
Tout le monde s’est retrouvé ensuite autour d’un buffet bien garni dans la vaste salle des gardes du château.
À 15 heures Pierre Pujo ouvrait la séance de clôture de l’université d’été en soulignant l’importance que l’Action française attache depuis toujours à la formation politique, base de toute action sérieuse.
Pierre Lafarge a évoqué l’engagement de jeunes royalistes d’Action française qui ne séparent par le combat pour la défense de l’indépendance nationale du combat monarchiste. Ces jeunes trouvent dans Maurras un guide sûr pour comprendre les événements.
Stéphane Tilloy, ancien secrétaire général du mouvement d’Action française, a souligné qu’il fallait garder l’espérance en dépit des reculs de la France dont l’actualité nous donne trop d’exemples. Nous devons lutter avec détermination contre ceux qui cherchent à entraîner la France vers une abdication nationale.
Pierre Pujo a repris la parole pour annoncer que l’Action française se donnait pour principal objectif au cours des mois qui viennent de faire échec à la “constitution européenne”. Pour cela elle travaillera à rassembler les patriotes de toutes origines. Au delà du souverainisme elle se propose de les guider vers le nationalisme et la monarchie.
Cérémonie patriotique
À l’issue de la réunion les participants se sont transportés près de Lignières devant le monument dédié aux morts pour la France de toutes les guerres. Une cérémonie s’est déroulée au présence de S.A.R. le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme, de l’adjoint au maire de Saint-Hilaire-en-Lignières, du maire de Lignières et de Mme Jean Labadie.
Les gendarmes, la musique locale et une délégation des pompiers étaient aussi présents. Le drapeau tricolore a été hissé par un étudiant d’A.F., et une gerbe déposée par une étudiante. Après une minute de silence l’adjoint au maire de Saint-Hilaire-en-Lignières a prononcé quelques paroles d’accueil. Alain Labadie a relaté les circonstances de la construction de ce monument édifié en 1989 à l’initiative de son père Jean Labadie, président de l’association des réfractaires et maquisards de France. Dans une urne il contient des terres de toutes les provinces où des combats se sont déroulés.
Pierre Pujo a rappelé enfin que depuis l’avènement de Hugues Capet, la France avait été souvent exposée aux invasions et qu’il convenait de s’occuper de préserver l’indépendance nationale en temps de paix pour ne pas avoir à la défendre avec des armes en temps de guerre. Une sonnerie de trompette a marqué la fin d’une cérémonie chargée de sens.
Tout le public a été ensuite invité à se rendre au château de Lignières pour boire le verre de l’amitié offert par l’Action française.
L'Action Française 2000 - 2 septembre 2004
