Camp Maxime Real del Sarte 2003
Une semaine de formation politique, intellectuelle et militante
Pour sa 51ème édition, le Camp Maxime Real del Sarte a retrouvé le cadre prestigieux du château de Lignières, en Berry, où l’université d’été de l’Action française s’est déroulée, sous la responsabilité d’Hugues de Malval, du 24 au 31 août.
Cette année, les campeurs n’ont pas manqué à l’appel : ils sont venus en nombre, de l’Ile de France ou de l’Auvergne, de Lille, Lyon ou Bordeaux, de Montpellier, Brest ou Orléans, et même de Belgique ou de Pologne, preuve que le rayonnement international de l’A.F. est toujours bien vivant !
Au programme des études, placées sous la direction de Stéphane Blanchonnet et Pierre Lafarge : des ateliers militants, où l’on apprend comment monter une section et mettre à profit les outils de communication ; des cercles, où l’on débat sur la nation et le nationalisme, le souverainisme et la décentralisation, les problèmes économiques… ; et enfin des conférences, l’occasion pour les participants de rencontrer des personnalités dont les noms reviennent souvent dans les colonnes de L’Action Française 2000.
Pierre Navarre, journaliste à Radio Courtoisie, souligna l’apport remarquable d’Augustin Cochin à l’histoire de la Révolution française : en introduisant le concept de "société de pensée", celui-ci fut en effet le premier à en expliquer la dynamique.
Carte du Berry à l’appui, Bertrand Lambert, ancien secrétaire général des étudiants d’A.F., fut l’auteur d’une leçon de géographie politique magistrale, où la topographie est venue expliquer les comportements politiques locaux.
Stéphane Blanchonnet, vice-président du C.P.A.F., traita quant à lui des apports du positivisme à la pensée de l’Action française. En s’ajoutant à l’influence de la tradition contre-révolutionnaire, ceux-ci témoignent de la multiplicité des héritages intellectuels mis à profit par l’école maurrassienne, dont le maître écrivait d’ailleurs dans Anthinéa : "Aucune origine n’est belle, la beauté véritable est au terme des choses."
Michel Michel, sociologue, convia l’assistance à une réflexion sur la prise du pouvoir, qui passe nécessairement par trois phases successives : la mise ne place d’un appareil, la prise de contrôle des organisations sociales influentes, et l’entrée effective du mouvement sur la scène politique. Dans un second exposé, il s’est attaché à distinguer le Royaume de l’Empire, se faisant le défenseur de "l’exception française" au sein d’une Europe qui s’apparente à "un château de cartes édifié par des constitutionnalistes érudits".
Enfin, Pierre Carvin, chercheur en sciences politiques, décrypta la pensée et l’origine des néo-conservateurs américains, dont l’influence est aujourd’hui décisive sur la politique menée depuis la Maison blanche.
Auditeurs attentifs lors des conférences, les campeurs jouèrent aussi, tous les soirs, le rôle d’orateurs, en livrant à leurs camarades le bilan de leur lecture critique de la presse quotidienne. Leurs interventions venaient marquer l’issue d’un repas toujours très animé, ponctué comme il se doit par des chants enthousiastes !
Chaque jour, les matinées étaient entamées par deux bonnes heures de sport, idéales pour mettre en forme les participants avant l’ouverture des cercles. Ceux qui le souhaitèrent purent par ailleurs visiter le musée des traditions berrichonnes du château de Plaix, et tous eurent l’honneur de passer une soirée en compagnie de S.A.R. le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, qui fit partager à ses invités sa connaissance du conflit irakien.
Au terme de cette semaine studieuse, les campeurs se quittèrent bien
armés pour affronter les combats de la nouvelle année militante,
non s’en s’être donné rendez-vous en 2004, pour la
prochaine édition du Camp Maxime Real del Sarte !
