Accueil du site > Archives du blog > [Paris] Olivier DARD au cercle de Flore

[Paris] Olivier DARD au cercle de Flore

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Au Cercle de Flore, la question des renégats maurrassiens ne semble pas tabou. Un livre, fortement discuté à sa parution en 1978 tente d’en dissiper le mystère. Son auteur, Paul Sérant connaissait fort bien la pensée de Maurras pour en avoir lu et travaillé les grands textes depuis sa jeunesse. Sans être à proprement parler Maurrassien, il n’a jamais caché une fascination pour cette école. Son ouvrage, Les dissidents d’Action Française lui avait fait accéder à une certaine notoriété.

Sa réédition donne le prétexte pour s’y intéresser. L’ouvrage était tombé dans l’oubli. Comme pour conjurer cette injustice, plus de soixante personne s’étaient réunis au 10 Rue croix des Petits champs afin d’écouter le Professeur Olivier Dard, préfacier de cette réédition, par ailleurs docteur en Histoire politique et titulaire d’une chaire à la Sorbonne.

Le Cercle de Flore n’avait pas organisé d’événement depuis juin. Il revient cette année avec un sujet prometteur en même temps que difficile. Ces dissidences, qui parcourent l’histoire de l’Action française ont bien souvent obstrué son développement ou terni son prestige. Éveillées par des auteurs intrépides, elles ont révélé les failles non négligeables du discours alors tenu par la ligue et le quotidien d’Action Française.

La discussion invitait à porter un regard lucide et critique sur l’Histoire de l’Action française où la dissidence s’était invitée depuis le commencement. Comme l’a rappelé le conférencier, le mouvement a vu s’épanouir nombre de jeunes plumes d’alors. Elle a su leur offrir un espace de liberté. Son prestige faisait tout son attrait. Ainsi, des pages comme la chronique littéraire étaient prisées du tout Paris. Ces hommes ont eu en commun d’enrichir les lettres et la pensée française. Ils furent pour l’Action Française un témoignage de grandeur.

Son drame est qu’elle n’a pas su les retenir. Les reproches qui lui furent adressées varient, bien que plupart aient directement visé la tête du mouvement. « Ils se plaçaient moins en rupture avec la ligue d’Action Française qu’avec Maurras lui même » insiste le conférencier. Décidant de rompre avec le vieux maître, Bernanos, Valois, Maritain, Maulnier… pointaient tous à leur manière les insuffisances d’une doctrine. [....]

La suite sur La Camisole.fr