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Monarchie et immigration

mercredi 28 décembre 2016

L’un problème majeur de notre pays est l’immigration. C’est son rythme, sa dimension massive qui en font un problème. Notons au passage que la démocratie est le système qui crée ce problème, qui le met littéralement hors contrôle, car, avec l’inertie qui est sa marque, elle ne peut se pencher sur un problème que lorsque tous sont convaincus de son caractère impérieux. Autrement dit quand le problème a viré à la catastrophe !

La royauté restaurée dans notre pays n’équivaudrait pas à une baguette magique. Toutes nos difficultés ne seraient pas, du fait la présence d’un roi, immédiatement résolues (pas immédiatement en tous cas). Toutefois, l’intégration de populations étrangères pourrait être grandement facilité : il est plus facile d’admirer, d’aimer (et de là s’intégrer) au symbole fort d’un roi, qu’à une vague république qu’incarne des bustes de plâtres, fussent-ils à l’image de charmantes actrices.

La position des royalistes sur l’immigration est plus nuancée que les caricatures qui circulent à ce sujet. Au début d’une vingtième siècle, à l’époque où les flux migratoires n’étaient pas en quantité déraisonnable, Charles Maurras écrivait ces lignes pleines de compréhension :

« Toute immigration n’est point malfaisante. On conte à Istres […] qu’une usine construite vers le milieu du siècle y attira de l’Italie une centaine d’ouvriers. Ces braves gens, séduits par les conditions de travail, la facilité de la vie et l’accueil gracieux de leurs hôtes, se fixèrent à Istres. Ils se marièrent aux filles de l’endroit, dont ils adoptèrent sans peine la coutume et le goût, au point d’abandonner leur langue originelle pour le provençal et le français du pays. Leurs noms même se francisèrent par d’inévitables déformations. Des enfants naquirent en foule qui, croisés de nouveau avec les anciens habitants firent souche de Français normaux et de bons Français. Il n’est resté de l’alluvion étrangère qu’un monument, à la vérité fort précieux : les filles d’Istres, qui étaient belles, sont présentement les plus belles du pays provençal » (Au Signe de Flore, 1900)